L’augmentation de l’allocation touristique n’est pas à l’ordre du jour

Après plusieurs années d’atermoiements, d’interrogations et de doutes, le Gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Loukal a fini  par trancher, dimanche,  la question de l’augmentation ou non de l’allocation voyage. Le nouveau gouverneur, dont le style tranche résolument avec celui de son prédécesseur, M. Mohamed Laksaci a été clair dans ses réponses aux députés de l’Assemblée : l’augmentation de l’allocation, fixée aujourd’hui, à l’équivalent en devises de 15.000 DA,  n’est pas à l’ordre du jour. En cause « la situation financière actuelle du pays et de la baisse dangereuse des réserves de change » qui ne permettent pas de mettre le dossier sur la table, du moins, « pour le moment ». Il n’écarte pas cependant un  réexamen de la question « un jour ». L’orateur refusera d’ailleurs toute comparaison avec les allocations voyage accordées en Tunisie (2.600 euros) et au Maroc (3.000 euros), dans la mesure où ces deux pays bénéficient de revenus appréciables en devises issus de l’activité touristique. M. Loukal indique que dans un contexte où l’Algérie réussirait elle « aussi à densifier et à dynamiser l’activité touristique, et à bénéficier de revenus tout aussi appréciables du fait de cette activité, rien n’empêcherait alors d’attribuer aux Algériens, une allocation voyage respectable ».   Marché parallèle de la devise : les bureaux de change ne sont pas la solution C’est dans ce même contexte que l’orateur a mis à l’index l’activité des bureaux de change en Algérie. il a estimé dans ce sens que toutes les mesures ont été prises afin d’encourager la création de ces bureaux cette activité n’a pas pu se maintenir, par manque de rentabilité. Il précise qu’au Maroc et en Tunisie, là où l’activité touristique et dense l’activité de bureau de change est prospère car les ressources en devises que ces bureaux peuvent acheter existent. Ce n’est pas le cas en Algérie, poursuit le gouverneur, qui ajoute que la règlementation des changes dans notre pays interdit à ces bureaux d’acheter des devises. Il ajoutera d’ailleurs que les seuls ressources en devises proviennent des résident étrangers et de la communauté émigrée qui cèdent leurs devises en général en dehors des circuits officiel. Et d’ajouter que le dinar algérien n’est pas près d’être totalement convertible et par conséquent, les bureaux de change ne peuvent être rentable dans ce contexte. Le gouverneur de la Banque d’Algérie précise que la promotion des bureaux de change des n’est pas une priorité et cette activité n’est pas la solution au marché parallèle des devises. M. Loukal estime que la lutte contre le marché parallèle des devises est liée à la lutte contre les activités informelles et l’évasion fiscale. Notons que le gouverneur de la BA a rappelé que depuis la promulgation du règlement relatif aux bureaux de change en 1997, pas moins de 46 agréments ont été accordés, alors que 40 ont été retirés depuis pour ne laisser que six en activité.

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