L’ARAV s’emploie à accompagner le processus électoral à travers son rôle de contrôle

L'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) s'emploie à accompagner le processus électoral de la présidentielle du 12 décembre prochain en s'engageant à accomplir son rôle légal et de contrôle dans le cadre des missions qui lui sont confiées. L'ARAV s'emploie, avec ses moyens, en faveur de la réussite de cette échéance nationale, qu'elle a qualifiée de "charnière", car constituant une "solution constitutionnelle" à une crise multidimensionnelle, notamment institutionnelle, en appelant les médias audiovisuels et électroniques à informer les citoyens "avec responsabilité" et à faciliter l'accès des candidats à l'opinion publique nationale, en Algérie et à l'étranger, en toute objectivité, transparence et équité. L'Autorité de régulation de l'audiovisuel avait assuré récemment qu'elle "s'acquittera de son rôle, dans le cadre de ses missions fixées dans la loi 14-04, pour garantir la réussite de ce scrutin présidentiel décisif dans la vie de la Nation, et conformément à la loi organique 19-07 dont l'article 8 prévoit une coordination avec l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), pour assurer la répartition équitable de l'accès des candidats aux médias audiovisuels nationaux". L'ARAV a appelé de ses vœux que "toutes les parties, les candidats et les acteurs du secteur de l'information respectent les lois pertinentes et les règles déontologiques et juridiques pour contribuer à la réussite de la campagne électorale et convaincre l'électeur avec un programme électoral à même d'amener le citoyen à voter et à élire un président de la République, la pierre angulaire de l'édification de l'Algérie nouvelle, l'Algérie des institutions, des droits et des libertés". L'Autorité s'est, en outre, dite confiante que les différents medias audio-visuels nationaux publics et privés seront au "rendez-vous", au regard des caractéristiques de leur message, à savoir "l'objectivité, l'impartialité et le bannissement du sensationnel et de l'alarmisme", et qu'ils seront "à la hauteur de cet évènement qui concrétise la solution constitutionnelle à la crise que traverse le pays". Parallèlement à la finalisation des préparatifs aux plans matériel et humain pour accompagner la campagne électorale, qui débutera dimanche prochain, l'ARAV a mis en place un plan pour suivre le déroulement de cet événement électoral majeur, prévoyant notamment la répartition équitable du temps de parole réservé à chaque candidat sur les médias tout au long de la campagne électorale jusqu'au jours du scrutin en passant par le silence électoral. Le président de l'ARAV, Abderrezak Zouina avait déclaré, il y a deux jours, que son organe était "disposé à contrôler et réguler la campagne électorale en coordination avec l'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE)", relevant que "toutes les mesures ont été prises pour l'accompagnement et le déroulement de cet évènement dans les meilleures conditions et dans le respect des dispositions de la Constitution et des lois de la République". A noter que la campagne électorale sera officiellement lancée le 17 novembre en cours, avec toutes les activités qu'entreprendra le candidat, ses sympathisants ou son parti pour convaincre les électeurs de son programme et de la nécessité de participer massivement au scrutin. Partant de ce principe, chaque candidat s'emploiera à convaincre les électeurs de son programme électoral ou du programme de son parti politique par les différents moyens prévus par la loi, y compris l'expression directe via les chaines de télévision publiques et indirecte via les autres médias audiovisuels et la presse électronique. Les médias audiovisuels et électroniques sont tenus, pour mener à bien la mission du service public en lien avec la campagne électorale, "au respect des règles prévues dans la Constitution et des différents textes juridiques, notamment ceux liés directement à l'activité audiovisuelle en matière d'exigences en rapport avec l'échéance présidentielle du 12 décembre 2019", a souligné l'ARAV. Dans ce sillage, "les médias audiovisuels nationaux autorisés à exercer en application de la législation et de la réglementation en vigueur, participant à la couverture de la campagne électorale, sont tenus de garantir la répartition équitable du temps d'antenne entre les candidats", a-t-elle rappelé. L'autorité a mis en avant nombre de règles et de principes tirés d'articles ou d'alinéas tant de la Constitution (articles 7,8,9 et 50) que de la loi organique relative à l'information (article 02), le code électoral (articles 173 et 178) et la loi relative à l'activité audiovisuelle (articles 47 et 48), notant que la liberté de la presse écrite, audiovisuelle et sur les réseaux d'information "est garantie et qu'elle n'est restreinte par aucune forme de censure préalable" et que "cette liberté ne peut être utilisée pour attenter à la dignité, aux libertés et aux droits d'autrui". APS

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