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L’appel de Bensalah : pour quel dialogue et avec qui ?

L’appel de Bensalah au dialogue suscite moult questions. Parmi celles-ci figure la forme que prendra ce dialogue mais surtout avec qui ? Qui dirigera ce dialogue, d’autant que l’opposition rejette toute forme de pourparlers menés par  Abdelkader Bensalah. Le thème que revêtira ledit dialogue semble être lui –même sujet à polémique du fait des questions à débattre. Car et  hormis l’exigence du départ du système, ce dialogue portera sur quoi ? Est-ce sur la tenue des élections présidentielles comme le souhaite le pouvoir ou est ce sur la mise en place d’une présidence collégiale ou sur l’organisation d’une constituante comme le demande une partie de la classe politique ? Autant de questions qu’il va falloir élucider pour pouvoir avancer. Face aux exigences de la rue, le régime qui, jusque là, se prête au jeu, s’est fixé un seuil « à ne pas dépasser » pour répondre aux doléances du peuple lequel  ne semble pas vouloir s’arrêter en si bon chemin et fait monter les enchères chaque vendredi. Quel serait donc  le plafond des revendications auxquelles le pouvoir est prêt à répondre ? Il est clair que Bensalah restera à la tête de l’Etat sur « décision du conseil constitutionnel » et que certaines exigences ne relèvent pas du chef de l’Etat qui a affirmé que la réponse à certaines revendications  est du seul ressort du président  qui sera élu. Les propos tenus dans son discours révèlent qu’il compte bien rester jusqu’à la remise des clés d’El Mouradia au président élu et que jusqu’à cette échéance, son maintient à son poste, est une « condition sine qua non ». Mais sacrifiera-t-on Bedoui  au risque de galvaniser le Hirak qui demande aussi  la tête de Bensalah et de Gaid Salah ? Pour Bensalah, le dialogue devra permettre de réunir les conditions pour la tenue d’élection présidentielle. Mais ce même dialogue se résumerait, pour l’opposition, à mettre en place une présidence collégiale, un gouvernement d’union et la mise en place d’une commission indépendante d’organisation des élections pour aller enfin vers  les présidentielles. Cette même proposition ne semble d’ailleurs pas faire l’unanimité au sein de l’opposition dont une partie et certaines tendances du hirak optent plutôt pour une période de transition dont la finalité est d’organiser une constituante.  L’autre question qui se pose concerne l’attitude de l’opposition qui a pris la vague du Hirak et dont une partie se dit prête à dialoguer, mais avec l’Armée. Autant de visions différentes les unes des autres mais qui font monter la surenchère et qu’il va falloir unifier.

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