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La presse sollicitée

   
« Notre rôle de journaliste n’est pas de faire et de défaire les politiques, si nous parvenons à changer une virgule dans une loi scélérate, c’est une grande victoire ! »
  Discréditée, affaiblie et en lambeau la presse algérienne est sollicitée par le président de la République qui l’a interpellé, en cette veille de 22 octobre, Journée nationale de la presse. M. Abdelaziz Bouteflika exhorte « la famille de la presse algérienne à être au service des intérêts suprêmes de notre patrie en contribuant à l’éclaircissement des faits, en émettant des critiques objectives sur les insuffisances tout en œuvrant à la promotion de l’image de l’Algérie à travers le monde. » Un rôle hautement patriotique dont les professionnels de la presse ne sont jamais départis en dépit de tous les aléas et embuches et malgré la précarité de leurs situations. Mais qu’à cela ne tienne, car il serait mal venu de mettre sur le même piédestal la mère-patrie et toutes les autres exigences matérielles, vitales soient-elles. Cependant, nous devons, à cette même occasion, faire un break et nous interroger sur cet outil démocratique de développement et d’émancipation. N’avons –nous pas été méprisants envers toute cette corporation, brimée, délaissée, menacée et affamée ? Avons nous œuvré pour en faire une presse forte à même de devenir ce rempart s’érigeant face à toutes les menaces suscpetibles de porter atteinte à l’Algérie ? Avons-nous donné la place qui sied à ce journaliste porteur d’oriflamme ? Non, nous avons décidé de faire de cette corporation une presse quémandeuse, à l’affût de quelques ridicules et rudimentaires pages publicitaires et qui ne peut vivoter sans l’ANEP. Avons nous pensé à faire contribuer notre presse aux décisions qui concernent le devenir du pays en lui facilitant l’accès à une information juste, sûre, franche et éviter les supputations et la voyance. Certes, l’idée d’une réorganisation de la presse écrite sous l’égide d’une autorité est plus que nécessaire, tout comme l’aide financière annoncée ainsi que le droit à une représentation syndicale pour la défense de ses intérêts et de ceux des professionnels mais, cela sera-t-il suffisant pour faire ressusciter la presse algérienne ? Les soucis de la presse ne se résument pas seulement en terme de ligne éditoriale, d’engagement, de tarissement des sources d’information, de qualité des écrits, de la mal formation des journalistes dont la situation est plus que précaire, bon nombre est réduit à peine à « l’alimentaire ». Les problèmes de la presse sont aussi l’impossibilité d’accès aux crédits bancaires, le manque de logement, au manque de structures assurant la diffusion de leur produit, c’est un maillon qui fait défaut à la chaine. Le souci de la presse algérienne c’est aussi et surtout ce manque de considération !      

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