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La Libye et le Nigeria plombent l’accord Opep

  Ce fut une très mauvaise semaine pour les marchés pétroliers. Vendredi, les cours du brut ont terminé en légère hausse une énième semaine de forte baisse. Le prix du baril de "light sweet crude", référence américaine du brut, a pris 19 cents à 45,83 dollars sur le contrat de référence pour livraison en juillet au New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a gagné 29 cents, sans parvenir à repasser au-dessus de la basse des 50 dollars, en restant accroché à 48,15 dollars, sur le contrat pour livraison en août à l'Intercontinental Exchange (ICE),. Les cours du  pétrole ont particulièrement souffert cette semaine de la hausse des stocks américains ainsi que de la hausse des exportations libyennes et nigérianes. Sur la semaine, le baril a perdu 3,8% de sa valeur à New York, ce qui porte sa chute depuis le sommet de l'Organisation des pays exportateurs (OPEP) de pétrole fin mai à 11%. Tim Evans, analyste de Citi a affirmé dans une note citée par AFP que "les marchés du pétrole ont calmement tourné au ralenti (vendredi) avec de faibles volumes d'ajustements de portefeuille avant le week-end, réussissant à rétablir un certain équilibre après le décrochage de mercredi, mais sans retrouver leur confiance antérieure". Après deux mois de baisse continue, les réserves américaines de brut sont reparties à la hausse selon les chiffres publiés mercredi par le département américain de l'Energie (DoE). Selon les analystes de Commerzbank, cela a soulevé "de nouveaux doutes sur l'efficacité de la réduction de la production de l'OPEP". "Les exportations maritimes de pétrole ont été en hausse en mai, poussées par la production des pays non-membres de l'OPEP ainsi que par les deux pays du cartel qui ont été exemptés d'un quota", ont ainsi relevé les analystes de Morgan Stanley. Certains producteurs, comme les Etats-Unis, ne sont pas tenus par cet accord, et deux pays du cartel, le Nigeria et la Libye, ont été dispensés de réduire leurs extractions du fait des troubles politiques qui pesaient sur leur production. La production nigériane devrait d'ailleurs encore profiter de la reprise des activités de Shell au terminal pétrolier de Forcados dans le sud-est du pays.  "Le résultat, c'est qu'il est probable que 200.000 à 250.000 barils supplémentaires par jour parviennent sur le marché. Si c'est le cas, le Nigeria aura plus ou moins retrouvé sa production normale", ont poursuivi les experts de Commerzbank. Autre interrogation, l'évolution de la production américaine après son accès de faiblesse cette semaine, alors qu'elle augmente nettement depuis l'automne.  

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