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La crise du Golfe pourrait prolonger la guerre civile au Yémen, avertit l’ONU

Les récentes tensions survenues dans la région du Golfe pourrait prolonger la guerre civile au Yémen et effacer les progrès fragiles obtenus grâce à l’accord sur Hodeïda, a mis en garde lundi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Le chef de l’ONU a relevé dans un point de situation sur le Yémen transmis au Conseil de sécurité que les coûts humanitaires à payer si cette guerre, qui dure déjà depuis cinq ans, se prolonge seront " trop élevés". Alors que le Conseil de sécurité se réunit lundi pour examiner le rapport établi par le SG de l’ONU sur la Mission des Nations Unies en appui à l’Accord sur Hodeïda (MINUAAH), Guterres a appelé à l’unité de l’instance suprême de l’ONU pour empêcher qu’une bataille n’éclate pour la prise de la ville de Hodeïda et des trois ports de la mer Rouge. "La situation reste fragile et la mise en œuvre de l’Accord sur Hodeïda, quoique lente, est une épreuve décisive qui permettra de savoir si les parties sont prêtes à s’engager davantage et de manière pragmatique pour parvenir à une solution politique négociée " a souligné Guterres dans ce rapport. Il a estimé que la volonté politique des parties au Yémen influera grandement sur les évènements de la période à venir. "L’Accord sur Hodeïda offre la latitude nécessaire pour prendre en compte les principales préoccupationsdes deux parties, mais exige pour ce faire qu’un compromis réaliste et pragmatique soit consenti dans ce cadre ", a-t-il ajouté. Guterres s’est montré prudent sur l’évolution de la situation au Yémen, affirmant que les récents évènements survenus dans le la région du Golfe ont prouvé qu’il fallait " tempérer les attentes même lorsqu’elles sont accompagnées des meilleures intentions". Dans son rapport sur la MINUAAH, le SG de l’ONU a indiqué que " la réussite de cette mission dépendra en définitive de la volonté des parties d’honorer leurs engagements politiques ", tels qu’ils figurent dans l’Accord sur Hodeïda. La Mission vient à peine de commencer l’exécution réelle de son mandat, car elle a dû consacrer beaucoup de temps à établir les conditions, accords et mécanismes nécessaires à cette exécution. Selon Guterres, la MINUAAH prend de l’ampleur et peut ainsi déployer des observateurs supplémentaires. Le SG de l’ONU a proposé qu’un nouvel examen de la mission soit présenté au Conseil de sécurité trois mois avant l’expiration de son nouveau mandat pour répondre à l’évolution de la situation sur le terrain.APS

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