Justice : le « niet » de Zeghmati

Zeghmati qui ne semble pas abdiquer de sitôt répond au syndicat des magistrats. La réplique du ministre de la Justice n’a pas tardé, elle s’est faite le jour même et ne semble faire aucune concession. C'est "Niet", selon le  communiqué du ministère rendu public, tard dans la soirée du samedi. Belkacem Zeghmati compte aller jusqu'au bout et rappelle au SNM l’interdiction aux magistrats "de participer ou d'inciter à la grève et d'entraver l'activité judiciaire", selon l’article 12 de la loi organique. A propos du vaste mouvement touchant près de 3000 magistrats, le ministre de la Justice soutient que ce mouvement opéré par le Conseil supérieur de la Magistrature a été validé, lors de la réunion du 18 septembre par leur syndicat présent en dépit de la loi qui ne prévoit pas sa participation. A moins d’une quelconque concession de part et d’autre, de ce bras de fer sortira probablement affaibli l'une des deux parties. « Si l'appel du syndicat est suivi, Zeghmati sautera et le Syndicat en sortira fortifié. Dans le cas contraire, le mouvement annoncé sera effectif et les syndicalistes seront traduits en conseil de discipline. », pense un avocat et ancien magistrat. Ce dernier relève cependant que " le mouvement a été validé par le CSM sans préciser qu'il l'a été  par le Syndicat national des magistrats".  Ce qui plaide, selon le même ancien magistrat " pour un suivi de la gréve". En attendant,  " le chamboulement actuel des magistrats partants et d'autres arrivants, non encore installés, plaide pour la réussite de la grève. D'autant que le prévisible zèle des chefs de Cour (procureurs généraux et présidents de cour) qui se feront un devoir ( de casser la gréve) et ne manqueront pas de faire pression sur les magistrats de leurs cours et tribunaux pour ne pas suivre le Syndicat, peut, à contrario, renforcer la détermination des grévistes ".

 
 
 
 

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