IDE : la Turquie, premier investisseur en Algérie

  Le montant des projets d'investissements mixtes entre opérateurs nationaux et étrangers, déclarés auprès de l'Agence nationale de développement des investissements (ANDI), a enregistré une hausse sur les neufs premiers mois de 2017 par rapport à la même période de 2016, mais leur nombre a baissé, a appris l'APS auprès du Directeur général de cette agence, M. Abdelkrim Mansouri. Entre janvier et fin septembre 2017, les investissements mixtes inscrits à l'ANDI se sont chiffrés à 262,83 milliards de dinars (l'équivalent de plus de 2 milliards de dollars), en hausse de 33% par rapport à la même période de 2016, correspondant à 109 projets contre 118 en 2016. Le nombre de création d'emplois prévus par ces investissements est de 13.976 postes (11% des emplois prévus par l'ensemble des investissements enregistrés à l'ANDI durant la même période), en hausse de 58% par rapport à la même période de 2016. Ces investissements concernent essentiellement le secteur de l'Industrie qui représente 88,32% du montant des projets mixtes, 74% en termes de nombre de projets et 73% en terme d'emplois à générer. Ceci traduit, selon le même responsable, les effets conjugués de la politique nationale d'attractivité des investissements étrangers et de relance industrielle. Les partenaires étrangers impliqués dans ces investissements mixtes déclarés proviennent de pays européens (50 projets), de pays arabes (32 projets, d'Asie (23 projets), d'Amérique (2 projets) et d'opérateurs multinationaux (2 projets). Ils représentent 31 nationalités avec la Turquie en tête des investisseurs en termes de valeur. Plus globalement, plus de 1.450 milliards de dinars d'investissements ont été enregistrés durant la même période, contre 1.214,3 mds DA en 2016, soit une hausse de 20%. Ce montant correspond à l'enregistrement de 3.972 projets sur les 9 premiers mois de 2017 contre 5.054 projets sur la même période de 2016, soit une baisse de l'ordre de 21% en terme de nombre de projets. A ce propos, M. Mansouri observe que cette hausse du montant des investissements et la baisse du nombre des projets déclarés démontre une amélioration en terme de qualité des investissements enregistrés dans la mesure où l'élan vers l'investissement en Algérie s'accentue de plus en plus vers des secteurs porteurs et à intérêt national. Quant au nombre d'emplois prévus, ils sont de l'ordre de 129.661 postes de travail, contre 111.290 emplois sur la même période de 2016, soit une hausse de l'ordre de 17%. Selon le même responsable, les investissements ainsi déclarés sont non seulement de meilleur qualité mais sont également en cohérence avec l'un des principaux objectifs de la loi sur la promotion de l’investissement qui encourage l'acte d'entreprendre en fonction des objectifs de développement du pays. Ainsi, ce sont les secteurs prioritaires, qui revêtent une importance particulière pour l'économie nationale (agriculture, industrie et tourisme essentiellement), qui attirent le plus d'investissements. "Nous avons, certes, besoin d'investissements dans tous les secteurs. Mais nous avons particulièrement besoin des projets qui sont en cohérence avec la politique algérienne d'investissements laquelle va dans le sens de la diversification des exportations, de la réduction des importations et de la valorisation de la matière première existante en Algérie", soutient-il. Avec l'élargissement de la liste des activités exclues des avantages octroyés par l'Etat dans le cadre de la nouvelle loi sur l'investissement, les investisseurs nationaux et étrangers s'orientent de plus en plus vers des projets consistants en terme de valeur ajoutée et de création d'emplois, observe le même responsable. Le Directeur général de l'ANDI cite, entre autres, l'exemple d'un projet de production textile né d’un partenariat entre une entreprise publique algérienne et des opérateurs turcs, qui va créer 25.000 emplois. Sur ce point, il constate qu'en terme de valeur des investissements étrangers en Algérie déclarés entre janvier et septembre de l'année en cours, la Turquie se trouve à la tête du peloton. Par secteur d'activité, les investissements industriels nationaux et mixtes déclarés ont totalisé à eux seuls près de 62% des montants des projets globaux inscrits entre janvier et septembre 2017 avec une valeur totale de de 898,2 mds DA correspondant à 1.926 projets (48,5% de la totalité des projets) pour la création de 81.678 emplois (63%).  

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