Hydrocarbures : hausse des investissements dans l’amont

  La Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a mobilisé une enveloppe de 9 milliards de dollars pour l’exploration pétrolière, l’objectif étant le forage d’une centaine de puits en moyenne durant les quatre prochaines années. Des investissements qui entrent dans le cadre d’un plan global de 50 milliards de dollars financés à hauteur de 70 %  sur les fonds propres de la compagnie afin de stimuler une production en berne depuis 2008. L’objectif est de dépasser une production de 230 millions de tonnes équivalent pétrole d’ici à 2021. Selon le cabinet de consulting britannique Oxford Business Group, afin d’atteindre ces objectifs, l’Algérie se tourne « vers des territoires jusque-là inexplorés, à l’image des régions du Nord et de l’offshore qui sont visés pour la première fois ». Pour ce faire, elle compte sur le partenariat avec les firmes étrangères et compte renforcer l’attractivité de son secteur hydrocarbures par « l’assouplissement des clauses contractuelles et l’intensification de l’exploration ». OBG rappelle que  Sonatrach a signé au mois de mars un accord d’exploration en pleine mer avec le géant pétrolier italien Eni afin de trouver de nouvelles réserves. Eni apportera son expérience après son exploration des gisements de gaz offshore au Mozambique. Par ailleurs, un porte-parole d’Eni a évoqué dans une communication la contribution d’ExxonMobil par son savoir en matière d’exploration en eaux profondes et son expérience dans le Golfe du Mexique. Sonatrach a également achevé l’année dernière une étude sismique offshore pour sonder les gisements d’hydrocarbures sous-marins potentiels. Elle aurait abouti à des « résultats intéressants » dans le port de Béjaïa sur le littoral est, ainsi que près d’Oran à l’ouest. Selon le cabinet britannique l’Algérie compte aussi  augmenter sa production de gaz de 13 % au cours des deux prochaines années. Pour OBG,  « l’ouverture progressive du pays aux investisseurs étrangers a permis une amélioration des relations avec les compagnies pétrolières internationales. Sonatrach et le géant pétrolier français Total ont signé un accord en avril en vue de régler les différends qui pesaient sur les termes des contrats portant sur les projets de gaz naturel de Timinoun et Tin Fouye Tabankort ». « Parallèlement au développement de nouveaux gisements, des projets d’investissements sur des gisements en exploitation sont en cours afin d’assurer des apports supplémentaires en production, principalement au niveau d’Alrar, Hassi Messaoud et Hassi R’Mel, ajoute Abdelmoumen Ould Kaddour, PDG de Sonatrach, dans un entretien exclusif avec OBG en avril, dont l’intégralité sera publiée dans The Report : Algeria 2017. Nous poursuivons également nos efforts de développement dans le sud-est, à travers la mise en service des gisements gaziers de Tinhert, Isarène et des périphéries de Bir berkine et de Gassi Touil. » Les différents accords signés avec les multinationales devraient améliorer les perspectives à court terme du secteur du gaz naturel. Les exportations de gaz devraient ainsi passer de 54 milliards de mètres cube l’année dernière à 57 milliards de mètres cube en 2017, selon les chiffres communiqués par Sonatrach.  

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