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Haro sur le mauvais café !

Le marché des biens alimentaires ressemble aujourd’hui à un véritable champ de mines, tant la fraude et le non-respect des règles d’hygiène et de sécurité de base sont simplement ignorées par les opérateurs. Exaspéré par des pratiques qui constituent un véritable danger pour la santé publique, le département du Commerce décide de sévir.   Celui-ci cible aujourd’hui le marché du café via un décret exécutif qui devrait encadrer la production et la commercialisation de ce produit alimentaire de base. Selon APS qui cite un responsable du ministère du Commerce,  le nouveau texte devrait encadrer les taux de sucre ajouté dans le café moulu de type « Torrefacto », ainsi que le taux d’humidité des cafés moulus commercialisés en Algérie.  Il s’agit aussi de resserrer la vis quant aux conditions d’étiquetage des emballages des cafés commercialisés en Algérie. Le nouveau texte fixe ainsi à un seuil maximum de 5% le taux de sucre, de caramel, et/ou d’amidon ajoutés sur le café Torrefacto, au lieu de 5% actuellement.  Le département de Bélaib Bakhti interdit désormais, et de manière claire, la torréfaction du café vert avec du sucre ajouté et fixe sa teneur en eau ou en humidité à un taux inférieur à 12,5%. Il instaure aussi des règles strictes en matière d’étiquetage.   Que d’additifs Ainsi, et si les mélanges de cafés et succédanés (substituts de moindre qualité, ou sous-équivalent), le texte  n’autorise le mélange d’extrait de café et de succédanés qu’à la condition que la mention café soit retirée de l’emballage, et qu’elle ne figure que dans la partie dédiée de l’étiquetage dédiée à la composition.  Il s’agit aussi que l’obligation faite aux torréfacteurs de mentionner tout additif, qui doit bien entendu être inoffensif, ainsi que les hygroscopiques (substance permettant d’absorber l’humidité de l’air), sur l’étiquetage, lequel devra aussi mentionner les taux d’exposition à certaines substance toxiques comme l’acrylamide qui se constitue suite à la cuisson et le brunissage d’un aliment. Ces mesures interviennent à la suite d’une enquête menée par le ministère du Commerce et qui a révélé plusieurs infractions dans la production et la commercialisation du café dont la présence du sucre dans le café moulu et le non-respect des proportions de sucre ajouté dans le produit Torrefacto. Il faut dire que la qualité du café commercialisé et consommé en Algérie a toujours été sujet à caution. Entre la farine de pois-chiche au café moulu et qui avait fait scandale il y’a deux décennie, l’ajout excessif de sucre et d’amidon et des méthodes de torréfaction peu orthodoxes, comme la technique consistant à enrober le café d’huile avant torréfaction pour conserver un taux d’humidité élevé et gagner ainsi sur le poids de la marchandise, les torréfacteurs ne manquent pas d’imagination pour gonfler leurs profit, au détriment de la santé du consommateur.

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