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Groupe Sonatrach: Quand l’or noir se mue en vert

Samira Ghrib Sonatrach est le plus grand groupe industriel du pays, voire du Continent noir. Le groupe énergétique public a produit, en 2014, près de 150 millions de tonnes équivalent pétrole d’hydrocarbures en tous genre et a réalisé un chiffre d’affaires à l’export de plus de 58 milliards de dollars. Entreprise stratégique par excellence, Sonatrach est, depuis sa création en 1963, le fer de lance du développement économique national et le socle de financement du budget de l’État. C’est un fait, les activités de Sonatrach génèrent 98% des ressources en devises  et contribuent pour 33% du PIB. Aussi,  les deux tiers du Budget de l’État sont financés par les recettes de la fiscalité pétrolière. Des réalisations qui ne suffisent, pourtant, pas à cerner tout le poids du groupe pétrolier dans le développement économique et social. En tant que grand groupe industriel, Sonatrach doit faire face à la gestion de nombreux risques majeurs. Le défi environnemental est d’autant plus important que Sonatrach est un groupe qui centre ses activités sur l’exploration, l’exploitation, le transport, la transformation et enfin la commercialisation d’énergies fossiles. Il doit, dans ce sens, cohabiter avec les problématiques liées à la gestion de déchets industriels, au traitement des résidus chimiques, et à la réduction des gaz à effet de serre.  Le groupe a, ainsi, centré sa stratégie industrielle sur un politique d’Hygiène, de Sécurité et d’environnement dont il a parfaitement cerné les objectifs. Au-delà de la sécurité de ses infrastructures de production, de transport et de raffinage, Sonatrach accorde une importance primordiale au traitement des déchets et des résidus, notamment les déblais de forage et des bourbiers, ainsi qu’à la mise en place de stations de déshuilage.   RÉDUCTION DES GAZ TORCHÉS La réduction des gaz à effet de serre est, aussi, l’un des axes auxquels Sonatrach consacre une part importante de ses efforts. Le groupe pétrolier national est, aux côtés du gouvernement algérien, membre fondateur du GGFR, initiative dont l’objectif est de promouvoir un partenariat mondial pour la lutte contre les gaz à effet de serre et le réchauffement climatique. C’est dans ce sens, que Sonatrach se fixe l’objectif de réduction des gaz torchés, avec un objectif de réduction qui a atteint les 97 % en 2014. Des efforts qui ont valu à la compagnie pétrolière d’être primée par le Global Gas Flaring Reduction, une organisation de la Banque mondiale.   Sonatrach se démarque aussi par l’introduction de procédés novateurs. C’est ainsi qu’elle a initié une expérience inédite en réalisant la première cheminée inversée dans l’objectif de réduire les gaz à effets de serre. Le procédé de séquestration de CO2, dans le cadre du projet In Salah Gas, réalisé en partenariat entre Sonatrach, British Petroleum et Statoil Hydro est le premier du genre dans le domaine de l’On-Shore. L’engagement de la Sonatrach en faveur de l’environnement s’illustre aussi dans ses process de raffinage. C’est  ainsi que le groupe  a initié un programme de mise à niveau de son outil de raffinage pour se mettre aux normes en matière de désulfurisation du gazole ainsi que la production d’essences à faible teneur en aromatiques. Le groupe pétrolier s’est aussi engagé dans la réalisation d’une unité d’insonorisation du naphta, ainsi que l’usage de technologies moins énergivores et l’intégration de l’énergie solaire dans ses installations de transport par canalisations et ses bases de vie. S.G.

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