Grève des magistrats : « C’est de la rébellion et de la désobéissance »

Le directeur général des affaires judiciaires et juridiques du ministère de la Justice, M. Abdelhafid Djarir, a indiqué dimanche sur les ondes de la Radio nationale, que le mouvement de grève initié par les magistrats s’apparentait à de la désobéissance. Lors de son passage à l’émission « L’Invité de la rédaction », M. Djarir  a considéré que le mouvement des magistrats ne s’apparente nullement à une grève. « Nous sommes, dit-il, dans la rébellion, dans la désobéissance », ajoutant ne pas comprendre que des juges « garants du respect des lois de la République agissent de la sorte ».  Daerir annonce cependant que le dialogue « reste ouvert », ajoutant que la chancellerie est prête à examiner tous les recours formulés par les magistrats s’estimant lésés. Il déclare en outre comprendre « la détresse » dans laquelle ont été placés les magistrats, tout comme la justesse de leurs revendications socioprofessionnelles. En « commun accord », poursuit-il, des solutions seront trouvées entre eux et le ministère. Celui-ci n'en estime pas moins que ces revendications ne sont pas précises, ajoutant que lors des discussions avec le syndicat de la magistrature, avaient été mis en avant, autant les aspects salariaux, les conditions de travail que les « questions qui fâchent ». Et de rappeler qu’il est d’usage que le ministère opère un mouvement ordinaire des magistrats, signalant au passage que durant l’année en cours, ce dernier a reçu 1.297 demandes de mutation. Il précisera enfin que beaucoup de magistrats ayant formulé une demande voulaient être mutés dans des villes du nord du pays. Rappelons que les magistrats ont initié un mouvement de grève à la suite de nouvelles mutations décidées par le Conseil supérieur de la magistrature et qui a touché pas moins de 3.000 magistrats. Certains refusent d’ailleurs de quitter leurs postes. Dimanche, les éléments de la brigade anti-émeute de la Gendarmerie nationale sont intervenus, sur la demande du Procureur général de la Cour d’Oran, pour libérer des bureaux occupés par des magistrats qui refusaient de les céder à leurs remplaçants désignés dans le cadre du mouvement décidé par le CSM. Un mouvement de panique s’en est suivi, suite à quoi plusieurs magistrats protestataires se sont rassemblés pour appeler à une « Justice libre et indépendante ». Par ailleurs et comme le rapporte notre confrère "Sabq presse", Belkacem Zeghmati aurait instruit les présidents de cour et les procureurs généraux de procéder à l’établissement des listes des magistrats non concernés par le mouvement de mutation et ayant pris part à la gréve des magistrats.  

Une pensée sur “Grève des magistrats : « C’est de la rébellion et de la désobéissance »

  • 4 novembre 2019 à 15 h 49 min
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    REBELLION et DESOBEISSANCE, infractions prévues et réprimées par la loi. il appartient à Monsieur le Ministre de la Justice d’appliquer cette loi, laquelle nul n’est sensé l’ignorer ou se porter au dessus d’elle. le peuple a besoin de la protection de l’état.

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