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Gaïd Salah rassure, Bedoui réprime !

Quand Gaïd Salah rassure le peuple, il faut s'attendre à ce que Bedoui le réprime le lendemain ! Anecdotique situation qui, pourtant reflète la dichotomie entre le discours et l'action au plus haut niveau de l'Etat. Le Général de corps d’Armée Gaïd Salah promet dans son discours de Ouargla que  l’ANP n’a « (…) aucune autre ambition que celle de protéger la patrie, faire régner la sécurité et la stabilité et préserver l’image de marque du pays, comme l’auraient voulu nos vaillants martyrs et qu’Allah m’en soit témoin». Un discours qui a réjouit plus d’un, rassurant les Algériens si ce n’est la nomination, le  jour même, du controversé Kamel Fenniche à la tête du Conseil constitutionnel qui a refroidi le peuple. Quand Gaid Salah affirme que « (…) la décision de protéger le peuple, avec ses différentes composantes, est une décision irréversible et dont nous ne dévierons point. », des descentes de « troupes non identifiées » se font le lendemain. Lorsque le chef d’Etat major s’engage à protéger les manifestants en déclarant que « nous avons donné des instructions claires et sans équivoques pour la protection des citoyens, notamment lors des marches. », la police en forte présence se donne à cœur joie pour rafler et ficher les protestataires. Après l’épisode des quatre filles dévêtues par la police dans un commissariat de Baraki, c’est au tour des étudiants de la faculté de droit de Ben Aknoun d’être pourchassés et fichés dans le sanctuaire universitaire. Pourtant, il est communément connu qu’il est interdit d’être arrêté ou interpellé dans une enceinte universitaire pour l’expression de ses idées ou ses opinions politiques. Les manifestations « permises » et « autorisées » selon le porte parole du gouvernement de Bedoui, sont pourtant interdites, les marches de la Grande Poste restent inaccessibles aux citoyens qui sont empêchés même de s’y asseoir. Les interdits se multiplient et fusent jour après jour. La place Audin est elle aussi bouclée par des cordons policiers. A la Fac centrale d’Alger, les étudiants sont enfermés à l’intérieur de l’enceinte et n’ont pas le droit de sortir s’exprimer dans la rue où les forces de répression veillent au grain. Les Algériens sont médusés par ce double langage et ce télescopage d’un ordre et de son contraire au point de penser qu’il existe plusieurs centres de décisions. Ce constat n’est pas gratuit puisque bizarrement,  les engagements pris par Gaïd Salah ne se concrétisent presque jamais  sur le terrain ! Pis, les paroles du chef de l’Etat major  se traduisent curieusement par  le contraire.    

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