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Gaïd Salah désavoué !

Serait-ce la déchéance pour celui que beaucoup d’Algériens  affectionnaient, il y a quelques semaines à peine, au point de le gratifier du titre paternaliste d’ « Ammi Salah » ?  La foule qui bat le pavé depuis trois mois bravant jusqu’à la contrainte du mois de jeûne s’en prend depuis quelques vendredis au chef de l’État-major, Ahmed Gaïd Salah, devenu à ses yeux un verrou bloquant. Ils sont des dizaines de milliers à demander son départ. Désavoué pour ses positions à vouloir contre vents et marrées sauver le système en imposant des élections présidentielles chimériques, Gaïd Salah subit désormais l’ire des manifestants qui demandent sa tête. Le bras de fer qui oppose le hirak au locataire des Tagarins risque d’être préjudiciable aux intérêts suprêmes de la nation. Mais qu’est ce qui pousse le chef de l’État-major à camper sur ses positions et  motive son entêtement ? Serait-ce l’amour du pouvoir qui aurait grisé la tête du général ou une peur  de l’inconnu ? A moins d’une raison suprême, la question de la prise des commandes de l’État étant élucidée puisque le général de corps d’armée jure par tous les saints  ne prétendre  à aucune ambition politique, quel intérêt dicte une telle  obstination. Les habituelles communications du chef de l’institution militaire n’arrivent plus à contenter les Algériens. Même les multiples sorties d’inspection de Gaïd Salah à travers les régions militaires commencent à intriguer les citoyens. Pourquoi toutes ces manœuvres et surtout dans quel but, s’interrogent-on ? Les élections du 4 juillet que compte tenir le pouvoir en dépit du niet massif de la population qui rejette ces consultations imposées dans la hâte relèvent de l’utopique et risquent, si elles viennent de se tenir contre la volonté populaire,  d’élire un président impopulaire, mal aimé et sans assise populaire. Le régime qui considère qu’il faut aller vers les élections présidentielles le plus rapidement possibles pour éviter le vide constitutionnel semble avoir déjà choisi son « poulain ». En catimini, l’on parle même d’Abdelaziz Belaid. Il se dit que ce candidat au profil –type serait le favoris du régime qui compte miser sur lui, car considéré comme l’enfant  du système. Ce choix, s’il venait à s’avérer, risque d’être une énième belle fadaise et fera se répéter l’erreur par laquelle fut ramené Abdelaziz Bouteflika, en 1999 en pensant pouvoir le contrôler. L’expérience nous a appris qu’une fois goutté au pouvoir, le piètre des candidats peut devenir un redoutable dictateur dont les faiseurs seront les premières victimes.

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