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France: les « gilets jaunes » décidés à ne plus « se laisser faire »

Les "gilets jaunes" en France ont indiqué dans un appel rendu public lundi qu'ils "ne se laisseront plus faire", se disant "révoltés contre la vie chère, la précarité et la misère". Réunis samedi et dimanche en "assemblée des assemblées" dans la région de la Meuse, ils s'identifient comme des "gilets jaunes" des ronds-points, des parkings, des places, des assemblées et des manifestations. "Depuis le 17 novembre, du plus petit village, du monde rural à la plus grande ville, nous nous sommes soulevés contre cette société profondément violente, injuste et insupportable", ont-ils mentionné affirmant qu'ils "ne se laisseront plus faire". "Nous nous révoltons contre la vie chère, la précarité et la misère. Nous voulons, pour nos proches, nos familles et nos enfants, vivre dans la dignité", ont-ils ajouté, appelant les Français à "partager la richesse et pas la misère". Dont leur appel, qui sera proposé aux assemblées locales, les "gilets jaunes" exigent l’augmentation "immédiate" des salaires, des "minimas" sociaux, des allocations et des pensions, ainsi que le droit "inconditionnel" au logement et à la santé, à l’éducation et l'accès à des services publics "gratuits et pour tous". "C’est pour tous ces droits que nous occupons quotidiennement des ronds-points, que nous organisons des actions, des manifestations et que nous débattons partout. Avec nos gilets jaunes, nous reprenons la parole, nous qui ne l’avons jamais obtenu", ont-ils expliqué, rejetant la réponse du gouvernement déclinée dans "la répression et le mépris ". Regrettant la mort de manifestants (onze depuis le début du mouvement) et des milliers de blessés, les gilets jaunes ont dénoncé l’utilisation "massive" d’armes par tirs tendus qui "mutilent, éborgnent, blessent et traumatisent", indiquant que plus de 1000 personnes ont été "arbitrairement condamnées et emprisonnées". A partir du Caire où il entame lundi une visite en Egypte, le président Emmanuel Macron a "déploré" que "11 personnes aient perdu la vie", soulignant qu’aucune n’avait "été victime des forces de l’ordre". Par ailleurs, les "gilets jaunes" ont estimé que le "grand débat national", lancé par le chef de l'Etat, est en fait "une campagne de communication du gouvernement, qui instrumentalise nos volontés de débattre et décider". Ils appellent à "poursuivre les actes (acte 12 contre les violences policières devant les commissariats, actes 13, 14...), à continuer les occupations des ronds-points et le blocage de l’économie, à construire une grève massive et reconductible à partir de mardi (5 février). Initiée par la Confédération générale du travail (CGT), la grève, soutenue par les "gilets jaunes", est une "urgence sociale", dont les revendications concernent la hausse des salaires et des minimas sociaux, et une réforme de la fiscalité. L'autre syndicat, considéré comme le numéro 1, la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a déclaré ne pas répondre à l'appel de la CGT. Son secrétaire général, Laurent Berger a affirmé que le ralliement à cette grève de certains "gilets jaunes" pose problème. "Je crois que certains gilets jaunes qui les rejoignent, dont les plus radicaux au niveau politique, ce n'est pas un très bon signe" a-t-il fait savoir. Pour sa part, le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui a affirmé que la France vit "un moment d'histoire", a considéré que la grève de mardi prochain "ouvrirait une nouvelle phase de l’insurrection citoyenne qui dure depuis onze semaines", tandis que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a annoncé qu'il se joindra à cette grève.APS

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