Financement des Rencontres cinématographiques de Bejaïa : les précisions de l’Ambassade de France

  L’Ambassade de France à Alger vient de démentir toute ingérence dans l’organisation des Rencontres cinématographiques de Bejaïa, et encore moins tout financement en devises de celui-ci. Un communiqué publié dimanche par la représentation diplomatique a ainsi démenti les informations rapportées par le site d’information électronique DIA, quant à un supposé conflit d’intérêt entre le service culturel de l’ambassade de France et les organisateurs du festival de cinéma indépendant. La chancellerie française est ainsi impliquée, bien malgré elle, à la polémique suscitée par la censure du film de Bahia Bencheikh El-Fegoun, « Fragments de rêves », et lequel a été interdit de projection lors des Rencontres cinématographiques de Bejaïa. Samedi, la divulgation des noms des membres du comité ayant décidé de la censure du film provoque un tollé sur les réseaux sociaux. Et pour cause, en plus d’un ancien fonctionnaire,  le comité compte des cinéastes et deux journalistes. Parmi eux, Salim Aggar, propriétaire du site d’information électronique DIA. En réaction, ce dernier publie un article destiné à justifier ses positions et dans lequel il accuse sans ambages l’Ambassade de France de financer, via l’Institut français d’Alger, les Rencontres cinématographiques de Bejaïa et d’interférer dans le choix des films au programme. DIA avait également avancé qu’Abdenour Houchiche occupait à la fois un poste au niveau de l’IFA, tout comme il présidait le festival estimant que c’est un cas avéré de conflit d’intérêts. Celui-ci a même insinué que la chancellerie menait, à travers ces financements, un travail de déstabilisation du pays. En réponse à quoi, la représentation diplomatique à tenu à répondre en estimant que la manifestation culturelle en question « n’est en aucun cas « totalement contrôlée » par l’Institut français d’Algérie comme l’avance à tort le site DIA ». Le communiqué de l’ambassade, précise que « le Service de coopération et d’action culturelle de l’Ambassade de France ne contribue que très partiellement au financement de cette manifestation puisque sa contribution représente un sixième du budget total. Ce financement se réalise exclusivement en dinars algériens et ne comprend pas de billets d’avion contrairement à ce qui a été avancé par DIA ». Et d’ajouter que « a seule contribution au programme apportée par le service de coopération et d’action culturelle est l’organisation d’une formation sur la réalisation documentaire, sous la forme d’une masterclass donnée par 2 documentaristes français invités ». Enfin, la chancellerie a tenu à apporter certaines précisions concernant le cas d’Abdenour Houchiche, expliquant que celui-ci « est chargé de mission cinéma au service de coopération et d’action culturelle. M. Houchiche est certes l’un des fondateurs des Rencontres cinématographiques de Bejaïa mais il ne faisait pas partie cette année du comité d’organisation du festival. Il s’est rendu au festival en tant festival qu’observateur afin d’y représenter l’Institut français d’Algérie, compte tenu de l’importance artistique et culturelle de cette manifestation ».  

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