Exxon gèle des discussions avec Sonatrach, incertitudes sur l’avenir d’Ould Kaddour

Les premières retombées économiques du mouvement populaire exigeant le départ du gouvernement Bouteflika font leur apparition. La major pétrolière américaine Exxon Mobil décide de geler les discussions qu’elle a entamé il y’a quelques mois avec Sonatrach.  Selon l’agence de presse britannique Reuters, qui cite des sources au sein de l’industrie pétrolière au Texas, indique ce mercredi que les discussions entre les firmes américaine et algérienne concernant l’exploitation d’un champ gazier à Ahnet (Adrar), « se sont enlisées en raisons de troubles ». Reuters rappelle dans ce sens que Sonatrach et Exxon Mobil ont initié un rapprochement, notamment depuis le rachat de la raffinerie d’Augusta en Sicile par le géant algérien. Et d’ajouter que des discussions  ont abouti,  la semaine dernière à Houston au Texas à la possible exploitation d’un champ gazier dans le bassin Sud-Ouest. Cependant, Exxon Mobil a choisi, selon Reuters de « suspendre les discussions, du moins temporairement, en raison de la vague de manifestations en Algérie contre le régime du président Abdelaziz Bouteflika ».  L’agence de presse britannique insinue que la firme américaine aurait suspendu les discussions en raison des incertitudes notamment en ce qui concerne l’avenir du P-DG de la Sonatrach,  Abdelmoumène Ould Kaddour. Elle rappelle ainsi que le Président Bouteflika avait nommé Ould Kaddour en mars 2017, « mais le destin de celui-ci est lié à Bouteflika, qui doit faire face à des pressions croissantes de la rue pour se retirer ». Et d’ajouter qu’Ould Kaddour avait déjà été emprisonné « dans une lutte pour le pouvoir » avant d'être réhabilité par Bouteflika. Reuters qui cite une source sûre indique que dès le mois dernier on estimait déjà que « dès que Bouteflika quitterait le pouvoir, Ould Kaddour serait limogé ».

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