Émigration clandestine : Facebook et les médias au banc des accusés

  Le phénomène de l'émigration clandestine par la mer (ou harga) connait ces dernières années une «évolution constante» ayant donné lieu au départ du pays de centaines de jeunes algériens vers une «destinée incertaine», déplore le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, dans un document rendu public samedi. «Le phénomène de l'émigration clandestine par la mer ou harga connait ces dernières années une évolution constante ayant donné lieu au départ du pays de centaines de jeunes, à travers des voies parsemées de dangers et vers une destinée incertaine, dont la plupart périssent au cours du périple», précise le document rendu public lors du Forum national sur le phénomène de «harraga». Selon le ministère, «abstraction faits des statistiques qui font état de la disparité des nombres des candidats à cette aventure risquée, il demeure indéniable qu'aujourd'hui nous nous trouvons face à un phénomène, source d'inquiétude à tous les niveaux, dont les dimensions autant que les causes et les analyses sont multiples». «Néanmoins, la certitude est que nous vivons ces derniers temps et de manière récurrente, des drames dus à la perte de concitoyens de différents âges, en plus de la perte dramatique de nos concitoyens : enfants, jeunes, adultes, hommes et femmes, le phénomène de la harga qui a des répercussions négatives à plusieurs niveaux requiert, d'être contenu et éradiqué, d'une part des mesures rapides et efficaces, déjà engagées par les pouvoirs publics, et d'autre part, un large débat sur les questions qui lui sont liées de façon directe ou indirecte», ajoute la même source. Pour le ministère, ce qui a rendu cette situation «plus complexe», c'est sa «large» exploitation par les réseaux sociaux et son traitement «inconvenant» par les médias dans certains cas, au point où ce sujet est devenu synonyme «de démoralisation et d'incitation à l'acte, ce qui n'a pas manqué de nuire à l'image de notre pays à l'étranger». Le document a rappelé que «dès l'apparition des premiers cas de harga dans les années 2000, les pouvoirs publics se sont attelés à travers une batterie de mesures, à faire face à ce phénomène en vue de la contenir, car il s'agit d'une question de protection et de sécurité de nos concitoyens, qui constitue la priorité des priorités et à laquelle tous les moyens possibles et nécessaires ont été consacrés». «Ainsi, les efforts consentis par tous les intervenants concernés, dans un cadre de coordination permanente tant sur le plan central qu'au niveau local, ont permis d'assurer une meilleure connaissance de l'évolution de ce phénomène et des procédés adoptés dans l'organisation des traversées suicidaires, comme en témoignent les résultats opérationnels des services de sécurité en matière du nombre de tentatives avortées et de réseaux démantelés et des vies humaines sauvées», a-t-on estimé. Le ministère a indiqué que les efforts des pouvoirs publics, «nécessitant valorisation et soutien, rencontrent de nombreuses difficultés, rendant contraignante la réalisation des objectifs tracés pour le traitement de ce phénomène, en l'occurrence l'étendue sur plus de 1.200 Km de notre bande côtière au relief difficile nécessitant la mobilisation d'énormes moyens pour sa couverture, ainsi que le rôle négatif joué par certaines parties qui adoptent une position de spectateur, et qui par moment, poussent nos jeunes, volontairement ou involontairement, vers cette aventure aux conséquences désastreuses». Ce département ministériel s'est dit convaincu qu'un «véritable succès» dans la lutte contre ce phénomène ne sera possible qu'«à travers la conjugaison des efforts» de tous les acteurs et la participation de toutes les parties, dont la société civile. Le Forum national sur le phénomène de «harraga», organisé par le ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, est inscrit sur le thème «L'avenir de nos jeunes, une responsabilité partagée». Ce forum de deux jours s'est tenu en présence du ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Noureddine Bedoui, ainsi que d'autres membres du gouvernement et des représentants de plusieurs secteurs et d'experts nationaux et internationaux. APS

Une pensée sur “Émigration clandestine : Facebook et les médias au banc des accusés

  • 25 mai 2019 à 23 h 37 min
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    Votre rapport n’est pas complet. Il passe sous silence les axactions que votre régime déchu a fait subir à vos « frères africains » qui ne font que transiter par votre pays pour rejoindre la Méditerranée nord. On les traite comme du bétail et on les déversait en plein désert en territoire nigérien au milieu de nulle part sans eau ni nourriture. On a de la peine à croire que l’Algérie, cette terre bénie, ce pays de chouhada et des Moujahidine se livre à cela vis à vis des Africains.
    J’en appelle à vous de la nouvelle génération d’Algériens pour que votre héritage africain ne soit pas une honte ni un fardeau pour vous. L’Afrique, c’est le futur et votre beau pays pourrait en être une des locomotives.
    Méditez cela.
    Tahiya Djazair!

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