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DES SOUKS EL FELLAH AUX HYPERMARCHÉS

Samira G.   C’est une histoire que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Celle des Souks El Fellah et des galeries algériennes. Créée au départ pour écouler la production des agriculteurs et permettre à chaque citoyen algérien d’accéder à tous les produits à moindre prix, l’expérience se sera soldée par un échec. Le Souk El Fellah, est pour ceux qui ont connu l’allégresse des années 70, l’hystérie des Plan anti pénurie puis la désillusion de la deuxième moitié des années 80, synonyme de pénurie, de chaines interminables et de ventes concomitantes. Qui ne se souvient pas avoir écopé de l’obligation d’acquérir un objet totalement inutile, juste pour obtenir un bidon de 5 litres d’huile ! Ces supermarchés, à la sauce socialiste, ont de tous temps souffert de problèmes d’approvisionnements. La cause réside dans une production locale très insuffisante, lorsque celle-ci n’est, tout bonnement, pas orientée vers les petites épiceries et marchés de quartiers. L’ouverture du commerce extérieur et la déferlante de produits importés sur le marché algérien aura, certes, mis fin aux pénuries. Elle signe, cependant, le début de l’ère de l’économie de bazar et donne le coup de grâce au peu de structure commerciale organisée. Les souks el Fellah et les galeries algériennes sont définitivement fermés en 1997, après de nombreuses restructurations. Il faudra attendre la fin des années 90 et le début des années 2000 pour voir apparaître les premières supérettes. Or, nulle enseigne à l’horizon. Ce n’est qu’en 2005 que le groupe agroalimentaire Blanky décide d’investir dans la grande distribution. Il lance alors la chaîne de supermarchés Promy qui ont, d’ailleurs, élu domicile dans les anciens locaux des galeries algériennes, qu’il a racheté entre temps. Bien que pas très concluante, l’expérience ouvre la voie à d’autres investisseurs. En 2006, l’homme d’affaires Abdelouahab Rahim, patron d’Arcofina Holding, décide de s’associer, par le biais de la franchise, à l’enseigne française Carrefour. Un partenariat qui marque les vrais débuts de la grande distribution en Algérie. La franchise se soldera par un échec et carrefour se retire en 2009, pour divers facteurs, notamment, la déstructuration du marché qui posait des problèmes d’approvisionnement, mais surtout en raison d’une réglementation mal adaptée aux franchises et aux transferts des royalties. C’est alors que Rahim décide de se lancer en solo dans la grande distribution et ouvre en 2013 son premier hypermarché sous l’enseigne Ardis. Entre temps, c’est un poids lourd de l’industrie agroalimentaire qui a investi dans la grande distribution. Le groupe Cevital décide, en 2007 d’ouvrir des magasins de proximité à Alger-Centre et à Birkhadem, avant d’ouvrir son premier supermarché Uno City à Rouiba. En 2008, il ouvre un second supermarché à Garidi (Kouba). Ce n’est qu’en 2010 qu’Uno ouvre son 1er hypermarché au niveau du Centre Commercial et de Loisirs Bab Ezzouar. Suivront 4 supermarchés à Bouira, Ain Defla, Mostaganem et plus récemment à Sétif. Mais, c’est le retour de Carrefour en 2015 qui aura le plus marqué les esprits. Le supermarché est implanté au sein du centre commercial City Center à El Mohammadia, à Alger et est géré par Hyper Distribution Algérie, fruit du partenariat entre une société d’investissement algéro-saoudienne (Asicom) et Ulysse Hyper Distribution, qui exploite déjà l’enseigne Carrefour en Tunisie. L’enseigne affiche une approche commerciale agressive assise sur une forte compétitivité en termes de prix, et des objectifs de déploiement rapide sur le territoire national. S.G.  

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