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Démission de Bouteflika : le jour d’après

Jour « Un » de la fin de règne de Bouteflika. Les choses sérieuses commencent. Elles imposent une réponse aux exigences du peuple qui continue à rejeter ce qu’on peut  designer par les trois « B ». La rue exige le départ d’Abdelkader Bensalah, de Tayeb Belaiz et de Bedoui ainsi que son gouvernement.  Les manifestants refusent de rentrer chez eux en laissant ces trois fidèles du clan Bouteflika décider de l’avenir du pays. Il est « hors de question » que ces symboles du système pourri  puissent prendre part à la construction de la nouvelle Algérie, soutiennent les Algériens. Le départ de toutes ces figures honnies par le peuple reste la condition sine qua non. Entre l’application de l’article 102, désormais consommé depuis la démission, hier, du président de la République et la relance de la phase de transition, Gaïd Salah est encore une fois appelé à la rescousse pour appliquer les articles 7 et 8 de la Constitution et remettre les commandes entre les mains du peuple qui aura à choisir ses gouvernants. Cependant, il est loin de la coupe aux lèvres de pouvoir assurer une transition sans cette composante qu’il va falloir « dégager » pour une « impérieuse nécessité » quitte à « violer » une énième fois la Loi fondamentale et faire prévaloir « le politique » pour assurer cette transition. Gaïd Salah aura, ce vendredi, à subir son dernier test et se soumettra au referendum populaire qui le plébiscitera ou le désavouera. Ce dernier ne semble pas disposer de beaucoup d’alternatives et risque de recourir à l’option « Zeroual ». Cependant, les rapports compliqués qui existent entre l’ancien président Liamine Zeroual et le chef d’Etat major, le général de corps d’Armée Gaïd Salah, ne favorisent pas  le dialogue entre les deux hommes. Liamine Zeroual qu’on considère comme « un pompier » qui vient de recevoir, ce mercredi matin chez lui à Batna, une délégation de citoyens l’invitant à assurer cette phase transitoire, n’a pas fermé la porte au dialogue. L’ancien président de la République qui jouit d’une grande popularité semble avoir soldé ses comptes avec Gaïd Salah et attendrait un signe de la part de l’Armée ou plus exactement de son  chef. Ce dernier est connu, entre autre, pour une qualité et un grand défaut. Gaïd Salah peut se montrer d’une grande magnanimité  mais à l’inverse peut être rancunier. Pourtant, la solution du problème dans lequel le désormais ex président Bouteflika a plongé le pays réside entre les mains de ces deux hommes. Les prochains jours nous en diront un peu plus.

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