Démission d’Ali Laskri : le FFS dans la tourmente

    Véritable coup de théâtre de la part de Ali Laskri qui a préféré se faire « hara kiri » par sa décision de démissionner de l’Instance Présidentielle du FFS ( lire la lettre de démission d’Ali Laskri )et de remettre son mandat pour faire capoter l’IP.  En jetant l’éponge, l’ancien premier secrétaire du parti de feu Hocine Ait Ahmed met en naufrage la direction collégiale. Composée de cinq membres comme prévu par les articles 45 des statuts du Front des forces socialistes, l’Instance Présidentielle réduite à deux personnes est tacitement remise en cause par l’article 48 des mêmes statuts du plus vieux parti de l’opposition. Ce dernier article est, on ne peut plus clair à cet effet. Il stipule que « si le nombre des membres de l’Instance Présidentielle est réduit à moins de trois (3), un Congrès extraordinaire est convoqué pour élire une nouvelle Instance Présidentielle. » Les raisons de cette troisième démission ne sont pas évoquées mais Laskri promet dans un message adressé aux membres du Conseil national de s’expliquer lors de la tenue du dit conseil qui aura lieu les 16 et 17 février 2018. En tout état de cause, un malaise existe au sein de cette formation qui semble avoir perdu ses repères depuis la disparition du fondateur et président du parti, le défunt Da l’Hocine dont le vide reste sidéral et ne risque pas d’être comblé de sitôt. L’Instance Présidentielle du parti semble souffrir depuis quelques mois déjà et s’est amoindrie après le départ, en juin 2017, de Saïda Ichallamène qui avait préféré présenter sa démission et l’exclusion, par la suite, du Dr Rachid Hallet. La récente démission de Ali Laskri ne semble guère arranger la situation. Pis encore, elle place le parti dans une impasse organique. Ainsi étêtée, la direction qui ne compte plus que Aziz Baloul et Mohand Amokrane Cherifi conduit la formation de feu Hocine Ait Ahmed vers un imbroglio à moins de la tenue d’un congrès extraordinaire comme l’avait « pensé » Ali Laskri. L’article 48 des statuts du plus vieux parti de l’opposition est clair à cet effet. Par son geste de jeter le bébé avec l’eau du bain, l’ancien membre du directoire souhaite-il faire le ménage par le vide. Mais, qui est donc la cible ou du moins ce mouton noir qui ferait fuir tout le monde ?
Rapprochement avec le RCD
Pour certains observateurs, cette situation coïncide étrangement avec la démission, vendredi, de Saïd Sadi, lors du Congrès du RCD (Lire l’article sur le lien suivant : Saïd Sadi annonce son retrait du RCD ) et l’intention du frère-ennemi du FFS de rebaptiser sous le nom « les Progressistes ». le RCD qui selon Mohcine Belabbes « milite en faveur d'une Algérie démocratique et sociale dans laquelle le peuple est souverain pour se doter d'institutions de son choix » semble rejoindre la vision prônée par le front des forces socialistes en faveur d’une république sociale-démocrate (lire l’article sur ce lien). C’est cette lecture donnée au discours du président du RCD qui semble susciter des interrogations et laisse supposer le virage effectué par le rassemblement et laisse entrevoir une possible convergence de forces régionales sous un même bannière en cette veille de présidentielle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *