Contrôle de gestion et des finances des clubs professionnels : DNCG, une structure sans âme…

Par Walid Bouâmama

Pour mieux contrôler la gestion financière des clubs professionnels, le bureau fédéral de la FAF avait adopté le projet d’organisation de la direction nationale de contrôle de gestion (DNCG), présidée par le vice-président de la FAF, Mohamed Mecherara, nommé responsable de cette nouvelle structure.

Conformément aux règlements, la DNCG aidera les clubs à mettre en place la meilleure organisation comptable et financière et agira également en tant que conseil pour l’organisation juridique et administrative des clubs professionnels. La DNCG s’assurera de la mobilisation des moyens financiers par les clubs pour leur participation aux différentes compétitions et aux aspects des engagements financiers à l’égard des tiers, notamment les joueurs. Elle veillera également à l’application de la transparence dans la gestion financière et au fair-play financier. Le président de la FAF avait indiqué, à ce titre, qu’il a été décidé de passer à cette étape qualitative pour le besoin du développement de la discipline en Algérie, précisant que la professionnalisation touchera tous les aspects du football, à savoir la transformation des clubs en SPA, la mise en place des techniques modernes de gestion des clubs, ainsi que la formation et le recyclage des différents acteurs du football (entraîneurs, entraîneurs des gardiens, préparateurs physiques, arbitres…). Le patron de la Fédération avait expliqué que les clubs professionnels seront obligatoirement dotés d’une organisation respectant les normes du management moderne, un manager général, un directeur technique, un directeur des finances et de la comptabilité, un comité des supporters et un directeur de la sécurité. Tout en affirmant être satisfait et comblé de mener cette importante opération, Mohamed Raouraoua a, beaucoup, insisté sur le respect du cahier des charges, notamment en matière d’infrastructures. Dans la foulée, le président de la FAF a affirmé que la commercialisation des droits TV du championnat national devrait augmenter. L’objectif est de revoir à la hausse la quote-part des clubs. M. Raouraoua a tenu à préciser que la Fédération procédera au système de compensation pour les clubs dont les matches seront retransmis en grand nombre à la TV. « Un club retransmis 10 fois durant la saison devra être compensé. Il n’est pas normal que sa quote-part soit la même qu’une équipe dont les matches ne sont retransmis que 3 fois», a-t-il précisé. Cependant, il faut admettre, aujourd’hui, qu’il y a loin de la coupe aux lèvres, entre tout ce qui a été décidé et la réalité du terrain. On en veut pour preuves, l’argent qui coule et circule à flots dans ce milieu footballistique où tous les marchandages, les compromissions et les transactions douteuses sont permis, au vu et au su de cette direction de contrôle de gestion qui n’a jamais bougé le petit doigt, ni réagi face à de telles dérives et à des dépassements aussi graves.

UNE SOCIÉTÉ PAR ACTIONS POUR LA FAF

Le président de la FAF n’a pas voulu bénéficier de la subvention du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) qui est de l’ordre de 35 milliards de centimes, assurant que les finances de la FAF « sont très bonnes ». Et d’ajouter : « Si on n’a pas voulu prendre la subvention, c’est surtout pour contribuer à alléger les dépenses de l’État qui sont conséquentes. De plus, ce n’est pas une façon pour échapper au Fisc ou aux impôts. Pas du tout, puisque la FAF paie régulièrement ses impôts ». Dans ce cadre et pour rechercher de nouvelles sources de financement, la FAF a décidé de créer une société par actions pour permettre d’augmenter ses finances.

Pour ce faire, un hôtel sera construit et sera géré par une société étrangère afin de faire rentrer de l’argent. « Comme on va regrouper notre administration au niveau de Sidi Moussa, le parc de Dely Ibrahim peut être utilisé comme un parking. Ce qui contribuera aussi à diversifier nos sources de financement. Plusieurs autres projets sont en cours », avait souligné le président de la FAF.

W.B.

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