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Contribution. Le temps des universités populaires

Par Rafik Missoum (*)
Lundi 1er avril, un reportage du journal de midi, sur la chaine trois de la radio nationale décrivait l’engouement récent des algériens pour comprendre la constitution actuelle, mais aussi des éléments du droit, de l’économie et de la politique en général et qui a  favorisé des débats en pleine rue, ou sur des places publiques entre universitaires – spécialisé –et citoyens de différents horizons. De telles scènes, je les ai vécus durant les différentes marches du vendredi auxquelles j’ai participé en tant que simple citoyen. Certes, depuis longtemps un tel intérêt à ce type de sujet, « phénomène » parut grâce à la révolution blanche (ou révolution du sourire), a manqué aux algériens ; il est donc intéressant d’encourager les initiatives visant à l’amplifier, et de lui donner des orientations bénéfiques pour le pays.
La première idée qui viendrait à l’esprit est celle de l’Université populaire. Déjà certains médias ont rapporté l’existence de cours, de droit constitutionnel, donnés bénévolement par des enseignants universitaires à des citoyens. Ainsi, le moment est propice à l’institutionnalisation de telles pratiques ; l’effervescence populaire est idéale pour donner un élan fort à la participation de la société algérienne dans la vie politique, en la dotant de concepts clairs, et d’outils d’analyse. Cela est d’autant plus important que le peuple scande des slogans demandant une nouvelle constitution.
Ne pas le faire, laisserai au mieux beaucoup d’algériens, dubitatifs et tâtonnant, face à des notions nécessitant certaines connaissances préalables ; au pire, le vide laissé pourra ouvrir la porte à des tromperies, des compréhensions légères, voire des détournements vers des influences (ou paradigmes) obscures, conduisant à certains rejets des mécanismes modernes d’organisation des sociétés, au profit de notions destructrices, dont nous avons chèrement payé le prix par le passé.
Ainsi, la communauté universitaire, particulièrement les enseignants et chercheurs en droit, en sciences politiques, en histoire, en sociologie, en sciences de l’information, en sciences économiques, a un rôle à jouer dans le tournant actuel que vit notre pays. L’infrastructure pour l’organisation de cours et de conférences-débats existe. Ils pourront se dérouler en soirée ou pendant le weekend. Reste à mobiliser les moyens humains et à encadrer les thèmes, car le temps presse.
Pour la mobilisation d’enseignants et de chercheurs bénévoles, un appel lancé permettra de déterminer le degré de disponibilité et pourquoi pas, susciter un effet d’entrainement positif.
Quant à l’encadrement des thèmes, il vise à éviter la dispersion ou le détournement de cette initiative. Cet encadrement peut être réalisé à travers les comités scientifiques des départements, ou les conseils scientifiques des facultés ou centre de recherches auxquels appartiennent les enseignants bénévoles.
En outre, cette initiative semble être favorisée par l’existence d’un nombre important de publications académiques accessibles, de témoignages historiques, et d’autres types d’écrits qui ne demandent qu’à être exploités.
Nous vivons une période charnière de l’histoire de notre pays qui interpelle chaque algérien, à son niveau, à apporter  sa contribution, pour le progrès de notre société, et qui le grandira en tant que personne.
(*)  Maitre-Assistant A, École Nationale Supérieure de Management ENSM, Pôle Universitaire de Koléa, Tipaza, Algérie Laboratoire d'Innovation Managériale, Gouvernance et Entrepreneuriat (LIMGE)

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