Contrat gaziers : Sonatrach cède face aux réalités du marché

La Compagnie nationale des hydrocarbures révise son approche quant aux contrats de commercialisation de gaz à l’international.  Selon l’Agence Reuters qui cite le P-DG de la Sonatrach, M. Amine Mazouzi, la firme pétrolière est en passe de revoir ses contrats à long terme, et dont la majorité arrivent à échéance à l’horizon 2018-2019. Cela n’impliquera pas pour autant un renoncement aux contrats à long terme et encore moins à l’indexation des prix du gaz sur ceux du pétrole, deux principes auxquels les responsables du secteur énergétique algérien tiennent, mais il s’agit de s’adapter aux réalités du marché. Selon Reuters, M. Amine Mazouzi  a indiqué vendredi à la presse que Sonatrach révisera lu durée de ses contrats à long terme affirmant qu’« il n’y aura plus de contrats de 20 à 25 ans, Sonatrach négociera des contrats de 10 à 15 ans désormais. ». Celui-ci a également affirmé que la Compagnie nationale des hydrocarbures « se positionne sur les deux segments de marché que ce soit sur le marché spot ou sur les contrats à long terme afin de tirer le meilleur du marché ». Une idée qui n’est pas novatrice dans l’absolue, dans la mesure où le positionnement de la Sonatrach sur le marché gazier spot a déjà été évoqué par le passé, dans un contexte de hausse des prix du gaz sur ces même marché. Mais le positionnement de la Sonatrach semble motivé aujourd’hui par un marché gazier sous pression. Rappelons qu’une récente étude d’IFP énergies nouvelles évoque une croissance de la demande en gaz atone avec seulement une moyenne de 1% entre 2012 et 2016  contre 2,6 % entre 2005 et 2012. A contrario, l’offre est marquée par l’expansion de la production, de GNL notamment laquelle a augmenté de 5,5 % en 2016. Il va sans dire que l’Algérie entend élargir ses parts de marché. Celle-ci a d’ailleurs réussit  à porter ses exportation à 54 milliards de mètres cubes en 2016, grâce à une hausse conséquente de sa production gazière, mais aussi à un contexte de baisse des prix du pétrole et par ricochet ceux du  gaz vendus dans le cadre de contrats à long terme. Elle entend aussi exporter pas moins de 57 milliards de mètres cubes de gaz en 2017. Il devra compter dans ce sens sur une stratégie commerciale plus agressive. Amine Mazouzi a dans ce sens affirmé que « Sonatrach s’est de tout temps adaptée aux évolutions du marché, que ce soit dans ses tendances haussières que baissières, en adoptant une vision sur le long terme, adossée à des relations solides, basées sur la confiance et le respect, avec ses différentes partenaires, concernant l’ensemble de la chaîne de production des hydrocarbures jusqu’à la commercialisation.  

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