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Conflit Cevital-Port de Bejaïa : les députés interpellent le gouvernement

Le conflit opposant  le groupe agroalimentaire privé Cevital à l’Entreprise portuaire de Béjaïa prend une tournure politique. Une dizaine de députés de différentes formations politiques (Front El Moustakbal, RCD et RPR) ont décidé d’interpeller le Premier ministre Ahmed Ouyahia  afin d’intervenir en faveur « d’un projet industriel phare pour notre pays ».  Dans une  lettre adressée au chef de file de l’Exécutif, les parlementaires font état de leur incompréhension quant à la situation de blocage née de l’interdiction par le P-DG de l’Entreprise portuaire de Béjaïa du déchargement des équipements nécessaires à la réalisation d’une unité de trituration de graines oléagineuses.  Une missive dans l’essence est de défendre  un projet « d’une importance stratégique pour notre pays et pour la région de Béjaïa » écrivent-ils, dans la mesure où il a pour « objectif de rendre notre pays indépendant pour deux catégories de produits, à savoir les huiles végétales et les tourteaux de soja , qui sont aujourd’hui importés à 100% par notre pays » et où l’impact financier d’une telle unité avoisinerait un gain de 2 milliards de dollars Les Parlementaires tentent à travers leur écrit de démonter un à un les arguments du premier responsable de l’EPB et qui auraient justifié selon lui le blocage. C’est ainsi qu’ils rappellent que les équipements en question ont été « intégralement payés et ont même obtenu les avantages Andi ». Aussi ’aucune autorisation « n’est prévue par la loi pour importer des équipements industriels ». Ils précisent aussi que la règlementation ne donne « aucune autorité à l’EPB ou à son P-DG pour réclamer une quelconque autorisation avant de procéder au déchargement d’équipements ou de toute autre marchandise ». Enfin, ils se portent garants de la bonne foi du groupe Cevital qui assure que l’usine de trituration « sera installée sur un terrain acheté spécialement pour ce projet, dans une zone industrielle en dehors du périmètre du port », dans la mesure où ils ont eu à visiter l’assiette e question C’est d’ailleurs la seconde fois que les parlementaires interpellent le gouvernement à ce propos. C’est ainsi qu’après s’être adressés au gouvernement Tebboune, cette nouvelle missive se veut l’expression de l’incompréhension des parlementaires face au silence des autorités face à l’attitude du P-DG de l’EPB qui n’est « fondée sur aucun texte en vigueur. » Et c’est dans ce contexte qu’ils en appellent à « l’intervention urgente » du Premier-ministre et par conséquent la tutelle de l’EPB.

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