Conditionnement de la tomate

Le CDER développe le séchoir solaire à air chaud

Le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) a développé des séchoirs solaires avec circulation d’air chaud. Une manière de contribuer à l’accélération de l’opération de séchage de certains produits agricoles et à l’amélioration de leur qualité.

Par Lila Tam

La production de certains produits agricoles connaît, périodiquement, une surproduction qui ne trouve, malheureusement, pas acquéreurs. Primo, faute d’une connexion entre le monde agricole et celui de l’agroalimentaire. Secundo en raison du déficit criard en aires de stockages et de conditionnement. Et tertio, faute d’une stratégie claire en matière d’exportations. Autant de facteurs qui ne jouent pas en faveur de la valorisation du produit agricole. Et pourtant, ce ne sont pas les opportunités qui manquent, encore moins les solutions. Le séchage des fruits et légumes est l’une des alternatives au conditionnement classique qui trouve du succès à travers le monde. Dans certains pays, ce mode de conservation traditionnel occupe une place importante, grâce à ses vertus permettant aux fruits et légumes de garder leurs atouts nutritionnels. Il présente même un fort potentiel pour l’export. En cette période de baisse drastique des recettes d’hydrocarbures, l’Algérie a besoin d’explorer cette piste. Et ce, d’autant que les ressources naturelles du pays le permettent. Avec une production surabondante de tomate, par exemple, et un potentiel solaire important, l’option du séchage est à privilégier pour ouvrir au produit des perspectives à l’exportation. C’est ce qui se fait, d’ailleurs, en Tunisie où, l’activité de séchage de tomates occupe une place importante au niveau de la branche de la transformation de tomate. « Si on profite de notre potentiel solaire pour sécher une partie de cette production, l’Algérie peut être un acteur incontournable de l’exportation de tomate particulièrement séchée au soleil. C’est un domaine d’activité créateur d’emplois et de revenus en devise», estime à ce sujet le directeur du centre de développement des énergies renouvelables (CDER), le professeur Nourredine Yessaa.

UN PROCÉDÉ NOVATEUR

Pour ce faire, le centre a, justement, développé des séchoirs solaires avec circulation d’air chaud. Une manière de contribuer à l’accélération de l’opération de séchage de tomate et à l’amélioration de la qualité du produit. Pourquoi ne pas faire profiter d’autres filières agricoles de cette nouvelle technologie qui ne sera que bénéfique pour le secteur ? Commencer par la tomate et généraliser le procédé pour d’autres produits à l’image des figues, des aubergines et des poivrons. L’Algérie qui importe annuellement de grandes quantités de prunes, d’abricots et de raisins séchés gagnerait à opter pour ce système pour réduire sa facture. Il s’agit en effet d’une solution à double effet : promouvoir les exportations agricoles et réduire les importations.

L.T.

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