Commerce : Vers la révision des accords de libre-échange avec l’UE et la Zale

    Le département du Commerce est en passe d’évaluer et de réviser les différents accords de libre échange. Le ministre du Commerce, M. Kamel Rezig a indiqué aujourd’hui que le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a émis des instructions pour l’organisation d’un atelier dédié à ces accords. M. Rezig a précisé, au cours d’une conférence de presse tenue à l’issue de la réunion nationale des cadres du secteur au siège de l’Algex, que cet atelier devra examiner et évaluer ces accords. Il doit transmettre ses conclusions au Premier ministre en un délai d’un mois. Le ministre du commerce explique que cet atelier doit évaluer et révision tous les accords commerciaux, qu’ils soient bilatéraux ou multilatéraux. Et d’ajouter que l’accord d’association avec l’Union européenne et l’accord de libre-échange dans le cadre de la Grande zone arabe de libre-échange (GZale) sont également concernés par cet examen. Le ministre du Commerce a également indiqué que l’évaluation de ces accords commerciaux se fera à la lumière de ce qui sert ou non les intérêts de la nation. Ainsi les accords qui ne mettent pas en péril les intérêts de l’Algérie seront maintenus. Dans le cas contraire, ils seront révisés. Le ministre n’écarte pas non plus la possibilité de les annuler. Il est vrai que les accords de libre échange ont mainte fois suscité la polémique pour le manque à gagner induit en matière de recettes douanières. L’impact sur la production nationale alimente aussi les critiques envers ces accords. En 2017, un responsable de la Direction générale des douanes indiquait que l’Accord d’association avec l’UEa engendré un manque à gagner de plus de 700 milliards de DA entre 2005 et 2015.
Limiter les importations
En 2013, on rapportait que le manque à gagner induit par l’accession à la Gzale était de 65,5 milliards de dinars. Globalement le manque à gagner induits par les deux accords dépasse les 9 milliards de dollars. Aussi, l’effet pervers des ces accords en termes de surfacturation est régulièrement mis en avant. N’oublions pas l’impact de la défiscalisation des produits finis importés de ces zones sur la production nationale. A ce propos, le ministre du Commerce a indiqué que les DAPS (Droits additionnels provisoires spécifiques), seront renforcés afin de préserver la production nationale. Le ministre précise que les importations ont permis de détourner les deniers publics, via la surfacturation. Il devient donc nécessaire de les réguler. Et d’ajouter que désormais l’Algérie n’importera que ce qui suffit à couvrir les besoin de son marché. Pour se faire, une cartographie de la production nationale agricole, industrielle et artisanale, ainsi que des services, sera mise en place afin de préserver la production nationale sans faire subir de préjudice au consommateur. Aussi et afin d’éviter les effets pervers de monopole et la spéculation, les opérateurs seront tenus de s’en tenir à cahier des charges. Tout contrevenant s’exposera à de sévères sanctions.  

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