Commerce : les pommes, les viandes et les eaux minérales soumises à des licences d’importation

  Le gouvernement resserre la vis sur les opérateurs du commerce extérieur et entend soumettre de nouvelles catégories de produits à des licences d’importation afin de réduire la facture à l’import.  L’on s’achemine vers la limitation des importations de tout produit fabriqué localement. Crise financière oblige,  les autorités ne peuvent plus se permettre les largesses qui ont caractérisé les 15 dernières années. Le ministre du Commerce par intérim, M. Abdelmadjid Tebboune a été clair à ce propos, « si l'on veut diminuer la facture d'importation, c'est d'abord ne pas importer ce que nous avons déjà sur le marché national », a-t-il déclaré en marge d’une visite sur le chantier de la Grande mosquée d’Alger. Il a ainsi expliqué que plusieurs produits fabriqués localement, seraient soumis aux licences d'importation dont les pommes, les viandes et les eaux minérales. Et au ministre de s’expliquer sur certaines mesures prises par le gouvernement quant au blocage temporaire de l’importation de certains fruits comme les pommes et les bananes.   Nouveaux monopoles sur la banane et la viande importées ! Fruit exotique très apprécié par les Algériens, la banne sera très prochainement de nouveau autorisée d’entrée sur le marché national. Il est vrai que le blocage temporaire de l’importation des bananes a induit l’apparition d’une véritable filière de contrebande et un marché noir de la banane via lequel ce fruit n’a certes pas déserté les étals, même si celui-ci était cédé au prix fort. M. Tebboune ne s’attardera pas sur la question se contentant d’annoncer que les importations des bananes allaient reprendre prochainement. Il explique, en outre, que « personne n'a bloqué les importation des bananes. Les licences de 2016 étaient arrivées à échéance. Maintenant, il faut de nouvelles licences qui vont arriver bientôt ». Seul bémol ces licences ne seront accordées qu’à 7 ou 8 importateurs. Si la mesure risque d’instaurer des monopoles sur l’importation de la banane, le ministre du Commerce par intérim avance un argument choc : « Ce sont des spécialistes qui travaillent depuis 20 ans dans l'importation de bananes, qui connaissent le marché national et international, qui ont investi dans des très grandes surface de froid et de stockage allant jusqu'à 20.000 m2 ». Idem pour la filière viande, où les importateurs seront triés sur le volet. Autre mesure de restriction et véritable pomme de discorde entre Alger et Paris,  le ministre reviendra sur l’interdiction de l’importation de pommes. Il assure que l’Algérie ne cèdera à aucune pression, en référence aux déclarations de Christian Estrosi président de la région Provence Alpes côte d’Azur réclamant la mise en place par l’Algérie d’un quota d’importation de pomme française. Il ajoutera que la mesure d’interdiction a été prise dans l’objectif de préserver une production locale « extraordinaire en quantité et en qualité ».   Quotas à l’import : le gouvernement se réunira cette semaine Abdelmadjid Tebboune explique aussi que l’Algérie sera, désormais plus regardante sur la qualité de ce qu’elle importe  et qu’il n’est plus question de laisser n’importe quoi entre sur le marché. Il explique aussi que les mesures prise n’induiront pas de pénurie dans la mesure où il s’agit de réguler le marché.  il a expliqué dans ce sens que les produits de premières nécessité comme les céréales, les légumes secs, les huiles et le sucre ne sont pas concernés par les licences d’importation. Enfin le ministre a indiqué qu’une nouvelle réunion du gouvernement est prévue à la fin de la semaine afin de fixer les nouveaux quotas d’importation pour l’exercice 2017.

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