Commerce: le spectre de la pénurie plane-t-il ?

Les mesures prises par les pouvoirs publics afin de limiter les importations et de réduire les dépenses se seraient-elles traduites par une indisponibilité des produits de consommation sur les étals des commerçants. Rien ne semble l’indiquer pour le moment. Pourtant, il semblerait que la chaîne d’approvisionnement souffre depuis quelques mois de ruptures de stocks et d’indisponibilité des produits notamment pour certains segments. Serait-ce, pour autant, les signaux avant-coureurs d’une pénurie ? En tout état de cause une récente enquête de l’Office national des statistiques (ONS), et publiée via APS, met en avant une baisse de l’activité commerciale au deuxième trimestre 2016, « notamment dans le commerce de l'agro-alimentaire, des combustibles ainsi que des machines et du matériel d'équipement ». Une baisse de l’activité motivée notamment par les ruptures de stocks. Ainsi, l’enquête menée auprès de 533 entreprises commerciales, démontre que la plupart des sondés se plaignent de l'indisponibilité des produits, des délais d'approvisionnements qui sont longs ainsi que de la lenteur des formalités d'acquisition de marchandises. Si l’ONS ne le dit pas clairement, il est aisé de deviner que les raisons résident dans les mesures prises afin de limiter les importations. Ainsi, près de 68% des grossistes et plus de 93% des détaillants interrogés relèvent avoir enregistré des ruptures de stocks de produits, notamment pour le commerce des machines et matériels d'équipements. Une situation qui a aussi eu ses effets sur les prix d’acquisition, vu que selon l’ONS, 57% des grossistes et près de 92% des détaillants, notamment ceux des combustibles et lubrifiants, des matières premières et demi produits, des textiles et des machines et matériels d'équipements ont constaté une certaine hausse des prix. Néanmoins, la situation ne s’est pas répercutée sur la disponibilité des marchandises sur le marché notamment en ce qui concerne l’agroalimentaire et le textile, vu que le taux de satisfaction des commandes en produits, est jugé supérieur à 50% par rapport aux besoins exprimés, selon près de 55% des grossistes et 80% des détaillants.

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