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Candidature aux élections présidentielles : L’énigme Tebboune

Humilié par le clan Bouteflika et disgracié par l’ex président déchu, Abdelmadjid Tebboune décide de s’engager dans la course aux présidentielles. Bien que tout le lui permette, sauf la morale, sa décision de prendre part aux prochaines joutes électorales en retirant ce jeudi le fameux formulaire, prend de cours tout le monde et risque de jeter le discrédit sur les futures présidentielles. Sans ancrage partisan ni appartenance politique et traînant quelques casseroles derrière lui, ce fonctionnaire, énarque de formation est cité dans l’affaire El Khalifa du temps où il présidait aux destinées du ministère de l’Habitat de 2001 à 2002 sous le gouvernement de Benflis. Nommé premier ministre en mai 2017, son acharnement contre les hommes d'affaires qu’il aurait « harcelé », lui vaudra d’être limogé trois mois plus tard. A sa « déchéance » s’ajoute l’emprisonnement de son fils relâché par la suite à la suite de l’affaire de cocaïne communément appelée l’affaire « Kamel El boucher ». Abdelmadjid Tebboune n’est pas connu pour son engagement politique et semble maîtriser beaucoup plus l’administration algérienne et ses rouages. Cet adepte des arcanes du système qu’on dit proche du chef de l’État-major, installe sa candidature sur l’argument d’avoir été « punis » lui et son fils par la bande. Il semble d’ailleurs exploiter ce « couac » ministériel en se positionnant comme une victime du système Bouteflika qui l’a « banni ».  Cependant, en homme avisé, il doit bien savoir que sa candidature laissera planer des doutes sur les intentions du pouvoir qu’on « accuse » d’être derrière cette « manœuvre » visant à miser sur ce brave serviteur du système Bouteflika. Ali Benflis, l’ancien chef du gouvernement sous Bouteflika commente cette intention et l’assimile à « un 5eme mandat sous une autre appellation ». D’autres voix hostiles au futur candidat Tebboune n’ont pas raté l’occasion de crier au loup accusant le pouvoir de vouloir maintenir le système en le ressuscitant à travers Abdelmadjid Tebboune comme étant le candidat du sérail. Cette candidature risque de donner du grain à moudre au hirak et aux opposants des prochaines élections présidentielles. Cela sèmera le doute et ramène de l’eau au moulin des antis- élections. Pis encore, cela risque même de pousser les candidats potentiels à revoir leurs positions, voire même boycotter le scrutin du 12 décembre.  Déjà mal aimé et conspué par les foules, Gaïd Salah aura du mal à convaincre les plus sceptiques au sujet de la neutralité du pouvoir. Cette entrée en jeu de l’ex premier ministre jettera le discrédit sur les intentions du chef d’État major à qui l’on prête des intentions de vouloir « piloter » l’opération électorale et coopter par avance le poulin du système qu’il compte pérenniser.

Une pensée sur “Candidature aux élections présidentielles : L’énigme Tebboune

  • 27 septembre 2019 à 0 h 03 min
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    Article intelligent et perspicace.

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