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BTPH : les villes intelligentes et le marché africain comme relais de croissance

Investir dans les industries minières, multiplier les efforts dans l’industrie mécanique et électronique et capter les marchés africains du bâtiment, notamment ceux qui entrent dans le cadre de la reconstruction de la Libye. Voilà la prescription pour multiplier par cinq la contribution de l’industrie au PIB , préconisée par  M. Alexandre Kateb, économiste et membre de la Task Force mise en place par le Premier-ministre, M. Abdelmalek Sellal. C’est à la veille de l’ouverture de 50e Foire internationale d’Alger, que l’économiste a plaidé sur les ondes de la Radio nationale pour le renforcement de l’investissement industriel productif, voire le multiplier par cinq.  Il a dans ce sens précisé que si l’investissement global représente 40 % du Produit intérieur brut, les trois quarts sont réalisés par l’État, les grandes entreprises de réalisation, les réseaux étatiques et le secteur hydrocarbures. M. Kateb a également expliqué que l’investissement productif ne représente que 10 % du PIB. Plus encore, l’industrie hors hydrocarbure, notamment celle manufacturière, ne pèse que 5% du produit intérieur brut, soit à peine 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Ce qui est marginal selon cet Économiste qui fait remarquer que de grands groupes mondiaux pèsent souvent plus de 10 milliards de dollars. Dans ce contexte, il précise que des dispositifs ont été mis en place pour soutenir l’investissement comme le nouveau code de l’investissement. M. Kateb insiste sur l’importance du partenariat entre entreprises publiques et privées et entre entreprises nationales et entreprises internationales. Il considère qu’il ne faut pas ne pas miser sur la seule industrie lourde et sur les industries de transformation des ressources naturelles, quoi que le secteur des mines en particulier, est « un secteur qui a longtemps été négligé », où existe un potentiel important et sous exploité, notamment dans les phosphates et les métaux précieux et industriels. Il évoque ainsi, l’investissement dans les industries mécaniques et électroniques « qui ont une part de technologie intégrée beaucoup plus importante », ainsi que dans le tourisme. L’économiste qui figure parmi les rédacteurs du nouveau modèle de croissance économique met en évidence certaines contraintes administratives, notamment dans la gestion du foncier et plaide pour la création de zones d’exportation prioritaire. Enfin, il se penche sur le cas des entreprises du BTPH qui a fortement été impacté par la crise et qui représente 15 % du PIB. Il estime que celles-ci devraient rechercher de nouveaux relais de croissance en développement le concept de villes intelligentes et en s’internationalisant. M. Kateb considère que ces entreprises peuvent saisir de nombreuses opportunités en Afrique qui demeure un marché captif et qui exprime de nombreux besoins en termes d’infrastructures, de services de l’eau et d’électrification. Il évoque aussi la possibilité pour ces dernières de chercher des marchés en Libye particulièrement, et contribuer à reconstruire ce pays.

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