Bourse, informel, ouverture au privé : ce qu’il faut retenir

Informel : Ouyahia met le privé face à ses responsabilités
Le Premier-ministre, M. Ahmed Ouyahia a accusé mercredi les opérateurs du privé d’alimenter le marché informel. Interpellé par les chefs d’entreprises du FCE sur le poids de l’informel qui constitue « une concurrence déloyale » au privé national, le chef de l’Exécutif a affirmé que la lutte contre l’informel n’était pas du seul ressort de l’Etat. Rappelant que le plus gros problème de l’informel est la fraude fiscale et douanière, il a indiqué que les opérateurs économiques participent, même dans la contrainte, à alimenter l’informel, par quelques gestes quotidiens. Il évoque l’exemple du non recours systématique à la facture ou au chèque lors d’un achat. Il a estimé qu’en plus de l’usage de « la répression légitime » par les pouvoirs publics, une mobilisation de la société et des opérateurs économiques est essentielle pour assécher les sources de vie de l’informel. Pour M. Ouyahia, c’est à ce moment-là que ceux qui ont de l’argent chercheront à investir dans un cadre formel. Et d’ajouter que le développement de la finance islamique leur permettra d’investir sans « outrager leur foi ».
Pas d’ouverture du capital des banques publiques via la bourse
Nouvelle volte-face du gouvernement sur le dossier de la Bourse d’Alger. Le Premier-ministre a affirmé mercredi qu’il était hors de question d’ouvrir le capital des banques publiques et des grandes entreprises publiques via la Bourse d’Alger. «  Les banques publiques n’ont pas besoin de l’argent apporté par l’ouverture de 10 % de leur capital via la bourse. Elles ont besoins du savoir-faire que pourrait apporter un partenaire. Par contre la bourse a besoin de l’apport des chefs d’entreprises tels que vous », a-t-il indiqué en réponse aux questions des chefs d’entreprises lors de l’université d’été du FCE.  La déclaration du Premier-ministre remet ainsi en cause le processus d’ouverture du capital de plusieurs grandes entreprises publiques, notamment le CPA, entamé il y’a déjà quelques années.  
Ouverture du transport aérien et maritime au privé
  Le patronat en rêvait, Ouyahia l’a fait. Le  chef de l’Exécutif a appelé mercredi, les opérateurs du secteur privé à investir dans des entreprises d’affrètement de transport de fret, et des entreprises privées de transport aérien ou maritime de fret. Il est vrai que le président du Forum des chefs d’entreprises, M. Ali Haddad  appelle depuis son élection à la tête de l’organisation patronale  à l’ouverture de nombreux secteurs, restés l’apanage de l’Etat, notamment le secteur du transport aérien et maritime. Le Premier semble avoir répondu à ce vœu même partiellement, puisqu’il ne s’agit pas pour l’heure de faire concurrence à Air Algérie et Algérie Ferries sur le transport de voyageurs,  mais seulement d’augmenter les capacités de fret à l’export  grâce à l’apport du capital privé.

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