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Bensalah : la solitude d’un chef d’État

Plus que jamais seul, le chef de l'État par intérim vit une atroce solitude. Que reste-il donc à Abdelkader Bensalah ? Décrié par le peuple qui sort depuis plus de deux mois, chaque vendredi, battre le pavé demandant son départ, il insiste à squatter le Palais d'El Mouradia. Boudé par la classe politique, les associations et la société civile, le chef de l’État sans peuple s’accroche vaille que vaille à son poste. Son "entêtement" enfantin à mettre coûte que coûte son plan de sortie par l’organisation des élections présidentielles prévues le 04 juillet prochain s’est révélé stérile et rejeté par les Algériens et peut accélérer sa une chute. Même les alliés d’hier à l’image de TAJ, du MPA, du RND et même du FLN lui tournent le dos. Seuls quelques téméraires prétendants ont répondu à son appel. Bensalah sait cependant que ses « invités » ne représentent personne, pire encore, ils sont, à leur tour, boudés par la rue qui les assimile à des « traitres » de la cause du hirak. Bensalah sait aussi que l’Armée n’est pas de son côté et répondra forcement favorablement aux millions d’appels exigeant le départ de Bensalah et des autres « B », à comprendre Bedoui et Bouchareb. Le chef de l’État contesté sait qu’il ne peut indéfiniment faire la sourde oreille et mépriser la volonté des manifestants et que ses jours sont comptés, menacés par la fabuleuse sentence « yetnahaw gaa ! »(Qu’ils partent tous !).

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