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Baisse des IDE : l’effet Djezzy affecte la destination Algérie

La nationalisation partielle de l’opérateur de téléphonie mobile Djezzy continue d’affecter les indicateurs macro-économiques du pays. L’opération de rachat de 51 % des actifs du groupe avait provoqué un déficit du compte capital de la balance des paiements, en 2015. La Banque d’Algérie avait alors indiqué que c’est l’opération de rachat de l’opérateur qui avait grevé le compte capital de 2,34 milliards de dollars, provoquant un déficit de 0,6 milliards de dollars. Les dommages collatéraux de la transaction ne s’arrêtent pas là et plongent la balance des flux d’investissements étrangers en zone négative. D’après les chiffres du rapport de l’Observatoire Anima-Mipo -10 ans d’investissements en Méditerranée- et qui fait le bilan des IDE dans onze pays du Sud de la Méditerranée entre 2006 et 2015, les flux d’investissements ont inscrit un solde négatif en 2015 en Algérie, à -587 millions de dollars. En termes plus clairs, et sur la base d’un simple calcul, il est aisé de comprendre que le flux des investissements étrangers entrés en Algérie est de 1,76 milliards de dollars. Grevé des montants sortis au titre du rachat de Djezzy (2,34 milliards de dollars), le flux devient alors négatif. Bien plus qu’une simple histoire d’arithmétique, la situation affecte lourdement la perception des investisseurs étrangers par rapport au marché algérien. Il n’en fallait pas plus pour que l’Observatoire Anima-Mipo incrimine la règle des 51/49, ainsi que le climat des affaires. Celui-ci estime dans son rapport que « La frilosité des investisseurs est imputable à un cadre de l’investissement peu attractif : le climat des affaires reste médiocre (l'Algérie a été classée 163ème sur 189 pays dans le classement Doing Business 2016 de la Banque mondiale) et l’obligation d’association avec un partenaire local (règle 49/51%) complique la mise en œuvre des projets. » Plus globalement, l’Observatoire Anima-Mipo ne donne aucune précision quant au stock d’IDE cumulés en Algérie entre 2006 et 2015, mais évoque un pic des flux d’IDE en 2009 à 2,75 milliards de dollars. Les principaux secteurs qui suscitent l’intérêt des investisseurs sont l’énergie, le secteur financier, le verre et matériaux de construction,  l’industrie pharmaceutique, ainsi que l’ingénierie et conseil.  La France demeure le premier investisseur en Algérie avec 123 déclarations d’investissements. Rappelons que le réseau Anima est une plateforme multi-pays de coopération pour le développement économique en Méditerranée. Le réseau établi ses bilans IDE sur la base des déclarations d’investissement au niveau des agences de développement de l’investissement à l’exemple de l’Andi en Algérie, ainsi que des flux d’investissements enregistrés par les Banques centrales.

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