Baisse de l’activité commerciale au 2ème trimestre 2017

  L’activité commerciale baisse au moment où les prix connaissent une flambée sans précédent. Selon enquête de l’Office national des statistiques publié mardi via l’agence de presse officielle, l’activité commerciale a connu une baisse marquée au cours du deuxième trimestre 2017. Cette baisse d'activité a été plus prononcée chez les détaillants, notamment dans le commerce des combustibles et lubrifiants et des machines et matériaux d’équipements. L’éloignement et la dispersion des centres d’approvisionnements, la lenteur des formalités d’acquisition de marchandises et l’indisponibilité des produits restent les principales contraintes qui pèsent sur l’activité. Plus de 61% des grossistes et près de 15% des détaillants interrogés se sont approvisionnés auprès du secteur privé uniquement, essentiellement ceux des textiles et des produits de la catégorie Droguerie, Quincaillerie, Appareil Electroménager et Parfumerie (DQAEMP) et des machines et du matériel d’équipement. Mais près de 38% des grossistes et plus de 63% des détaillants se sont approvisionnés auprès du secteur public et privé à la fois, particulièrement ceux de l’agro-alimentaire et de la matière première et demi produits. Quant aux prix d’acquisition des produits, ils ont été jugés "plus élevés" durant le deuxième trimestre, selon les commerçants de l’agro-alimentaire, des combustibles et lubrifiants et ceux des machines et du matériel d’équipement, tandis que le reste des commerçants les juge plus stables. Par ailleurs, près de 72% des grossistes et près de 80% des détaillants enquêtés ont acheté leurs marchandises en première main, alors que le reste, notamment ceux des textiles et du commerce multiples, les ont achetés en deuxième ou en troisième main. Le taux de satisfaction des commandes en produits est jugé supérieur à 50% par rapport aux besoins exprimés selon l’opinion de plus 68% des grossistes et de plus de 71% des détaillants enquêtés. Quant à l’état de la trésorerie, il a été jugé "bon" selon près de 41% des grossistes et selon près de 14% des détaillants, essentiellement ceux de la matière première et demi produits et de la DQAEMP. Par ailleurs, il est jugé "moyen" selon plus de 50% des premiers et plus de 73% des seconds, particulièrement ceux de l’agro-alimentaire et des machines et matériel d’équipement. Toutefois, plus de 78% des grossistes et plus de 20% des détaillants ont recouru à des crédits bancaires et la plupart des concernés n’a pas eu des difficultés à les contracter. APS

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