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Automobile : pas de licences d’importation cette année

L’exercice 2017 est bel et bien compromis pour les concessionnaires automobiles. La fixation des quotas et la délivrance des licences pour l’importation de véhicules automobiles, d’abord retardées, ont tout bonnement été annulées cette année. Le ministre du Commerce M. Mohamed Benmeradi a indiqué jeudi en marge des travaux de l’université du Forum des chefs d’entreprises, que les licences d'importation pour les véhicules ne seront pas délivrées en 2017. Une annonce qui risque de de compromettre aussi l’activité des concessionnaires automobile au-delà de décembre 2017, si le retard pour l’attribution des licences persiste durant les premiers mois de 2018. Le premier responsable du département du Commerce a également indiqué que le dispositif des licences d’importation sera revu en 2018. Il faut dire que le ministre a rappelé lors de son intervention au panel consacré à la régulation du marché intérieur, accords de libre-échange et exportations que plusieurs mesures s’ajouteront au régime des licences avec pour objectif de réduire la facture des importations. Il s’agit selon lui d’instaurer des mesures de contingentement de divers produits et marchandises qui constituent le plus gros de la facture des importations. Et de préciser dans ce sens qu’une vingtaine de produits constituent à eux seuls plus de la moitié de la facture à l’import et ce depuis une décennie. Il évoque aussi la hausse ou la réinstauration de certains droits de douanes,  ainsi que de la Taxe intérieure de consommation (TIC) sur les produits finis importés.
 
Des produits interdits à l’importation
Enfin Benmeradi parle tout simplement de l’interdiction d’entrée sur le marché national  de certains produits importés et ayant des équivalents fabriqués en Algérie. Une suspension motivée selon lui par le souci de protéger l’économie nationale. Dans ce cadre, il a indiqué qu'un registre avait été ouvert au niveau du ministère du Commerce dans lequel sont recensées les demandes de protection formulées par les opérateurs économiques. Bref, pour Mohamed Benmeradi il s’agit de faire passer la facture à l’import de 41 milliards de dollars en 2017 à 30 milliards de dollars en 2018. Le ministre du Commerce a aussi estimé que les pressions sur le commerce extérieur du pays sont induites non seulement par la baisse des revenus issus des hydrocarbures, mais aussi et surtout par la dépendance de l'Algerie aux importations. D’où l’intérêt de la stratégie gouvernementale de substitution aux importations. Aussi défend-il la tendance protectionniste des nouvelles politiques gouvernementales et met en doute les vertus du libre-échange. Et d’expliquer que les instances internationales qui ont prêché pendant de longues années les avantages de ce dernier au point de « dévoyer » les données statistiques, reviennent sur leur doctrine. Il cite à ce titre un rapport de la Cnuced selon lequel pas moins de 600 mesures protectionnistes directes ou indirectes ont été mises en œuvre depuis la crise financière mondiale de 2008 et qui se sont traduites par la baisse du commerce mondiale. Et d’ajouter que ce sont les pays qui sont les mieux protégés qui s’en sortent le mieux.

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