Arrestation arbitraire d’Ali Fodil : un coup porté à la liberté de la presse

Enlevé, ce jeudi matin alors qu’il sortait de chez lui, Ali Fodil, PDG du groupe Echorouk a été libéré sur ordre du procureur de la République. Au delà de cette arrestation arbitraire d’un citoyen Algérien et journaliste de surcroit, ces méthodes utilisées ressemblent à un enlèvement et ne répondent à aucune loi de la République qui interdit toute arrestation non ordonnée par le parquet. La Constitution dépénalise d’ailleurs le délit de presse. Les auteurs de cette arrestation tenteraient-ils de bâillonner les médias et faire taire toute velléité de dénoncer des infractions faites à la loi. « L’autorité sécuritaire » qui serait à l’origine de cet acte d’enlèvement aurait  du agir quand des informations se rapportant  à un général, en l’occurrence Athmane Tartag, sont divulguées par la chaine Annahar qui a poussé l’outrecuidance jusqu’à enregistrer et publier une communication téléphonique  avec un officier supérieur du renseignement où des menaces contre le premier responsable de la sécurité sont proférées comme dans un mauvais polar et tendant à épater le monde et l’impressionner par « son intouchabilité ». Donner une information, tel que fait par le PDG du groupe Echorouk relève si cette dernière s’avère fausse, de la diffamation et des poursuites qu’aurait à entamer le diffamé en déposant une plainte auprès des institutions judiciaires.  Par cet acte, une autre atteinte vient d'être portée à la liberté de la presse.

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