APN : Chenine appelle à la tenue de la présidentielle avant fin 2019

Le président de l'Assemblée populaire nationale (APN) Slimane Chenine, a mis l'accent, mardi à Alger, sur l'impératif d'aller "rapidement" vers la consécration de la légitimité populaire, à travers l'organisation de l'élection présidentielle avant la fin de l'année en cours, "dans le cadre de la logique du consensus et de la concession", en faisant prévaloir l'intérêt de la Patrie. S'exprimant à l'ouverture de la Session ordinaire pour l''année 2019-2020, le président de la Chambre basse du Parlement a longuement abordé la question de l'échéance présidentielle, affirmant que "le temps impose, aujourd'hui, à tout un chacun, d'aller rapidement vers la consécration de la légitimité populaire, à travers l'élection présidentielle avant la fin de l'année en cours". "C'est là notre position nationale face aux campagnes orchestrées pour saper la volonté de construire la nouvelle République", a-t-il soutenu ajoutant que "les mauvaises langues n'ont plus de prétexte, maintenant que l'institution militaire ait tranché en faveur de l'organisation de l'élection présidentielle avant la fin de l'année en cours". Il a estimé, à ce propos, que "(l'institution militaire) a prouvé à tous, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, qu'elle est une institution républicaine (...) qui fait appel aux urnes et à la volonté populaire, dans un environnement politique et juridique propice à même de conférer suffisamment de crédibilité au prochaine scrutin".
La situation économique de plus en plus tendue   Slimane Chenine, a également averti que la situation économique du pays était "de plus en plus tendue". "Aujourd'hui, la prudence est requise quant à la situation économique de plus en plus tendue suite aux politiques inopérantes suivies par le passé, et qui étaient basées sur le monopole et l'économie de rente profitant à une clique au détriment du reste des citoyens", a affirmé M. Chenine . Une situation économique aggravée encore par "l'attentisme, l'absence d'esprit d'initiative et la frilosité excessive", a souligné le président de l'APN, plaidant pour "l'accompagnement des entreprises économiques pour la reprise de leurs activités et le traitement de tout ce qui est susceptible de les entraver à travers des solutions économiques et non seulement administratives". Par ailleurs, M. Chenine a appelé à "tenir compte de la situation sociale difficile que connaît le pays avec le régression du pouvoir d'achat et le recul de certains indicateurs économiques". Il a estimé, dans ce sens, "inacceptable la récurrence de problèmes qu'on croyait réglés comme les coupures d'eau et d'électricité, les mauvaises prestations sanitaires et d'autres maux qui empoisonnent le quotidien des citoyens au moment où nous aspirons à une bonne rentrée sociale". D'autre part, le ministre des Finances, Mohamed Loukal, a indiqué à la presse au sujet des salaires impayés des travailleurs des entreprises dont les patrons sont incarcérés, que ces salaires seront versés "dans les prochains jours" et que "toutes les situations en suspens seront réglées". A la question de savoir si les emplois au sein de ces entreprises seront préservés, le ministre a réaffirmé qu'"aucun emploi ne sera supprimé, mieux encore les emplois seront consolidés grâce aux administrateurs". Sur le même dossier, le ministre du Commerce Saïd Djellab a indiqué, en réponse à une question sur les importations gelés de ces entreprises en raison du gel de leurs comptes bancaires, que "la désignation d'administrateurs à la tête de ces entreprises allait permettre de régler ce problème". A une autre question sur l'importation des véhicules de moins de trois ans, M. Djellab s'est contenté de répondre que ce dossier "était toujours à l'étude au niveau du Gouvernement". De son côté, le ministre de la Communication, Porte-parole du Gouvernement, Hassan Rabehi, a fait savoir en réponse à une question de l'APS sur la durée que prendrait le dégel des comptes bancaires des entreprises concernées que "quel que soit la durée que prendrait cette procédure qui relève de la Justice, le but escompté est de préserver les entreprises et de conserver les emplois". Soulignant que "la justice demeure souveraine et il ne faut pas s'immiscer dans son travail", il a ajouté: "j'ai eu des réunions avec des représentants de ces entreprises à qui j'ai fait part de la volonté sincère du Gouvernement algérien à accompagner leurs efforts et à œuvrer sérieusement en vue de leur venir en aide". "L'Algérie a besoin aujourd'hui non seulement des entreprises performantes, mais aussi de toutes celles qui contribuent au renforcement de l'économie nationale", a-t-il conclu.APS

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