Aciérie de Piombino : le gouvernement italien veut pousser Cevital à vendre

Les choses se compliquent pour Cevital en Italie. Celui-ci risque de perdre son aciérie italienne. Après le gel de ses avoirs et de ses comptes bancaires, le groupe privé algérien est de nouveau sous pression et risque de voir son contrat avec le gouvernement italien résilié. Selon les médias italiens, le ministre du Développement économique, M. Carlo Calenda aurait indiqué vendredi que toute négociation avec Issad Rebrab et Cevital est désormais close. Celui-ci a précisé que le gouvernement italien était bien décidé à user de tous les recours juridiques pour parvenir à la résiliation du contrat le liant à Cevital. Celui-ci a également expliqué à la chambre des représentants que toute discussion à venir avec Cevital portera forcément sur une revente des actifs que détient le groupe algérien dans l’aciérie de Piombino à un autre repreneur. Et d’ajouter que les autorités italiennes s’affaireront à vérifier les comptes de l’aciérie, sa solvabilité et surtout contrôler la légalité de certaines transactions. Les Italiens reprochent au groupe algérien de ne pas avoir injecté les 700 millions de dollars promis dans l’usine et de ne pas avoir mené le plan de développement de l’unité de Piombino dans les délais.  Après avoir imposé une amende de 3 millions d’euros à la filiale de Cevital, Aferpi, les autorités italiennes ont décidé de bloquer les comptes bancaires de l’entreprise, ce qui a eu pour effet de suspendre le paiement des salaires de travailleurs de l’usine ainsi que le paiement de ses fournisseurs. Le PDG d’Aferpi, avait alors contesté la décision des Italiens estimant que c’est un cas de force majeur et que c’est le refus de transfert de fonds depuis l’Algérie qui a mis l’entreprise dans cette situation. Les problèmes de Cevital ont commencé au début de l’année en cours, lorsqu’il s’est déclaré incapable de trouver les financements. La région de Toscane et le ministre italien de l’industrie ont accordé, l’été dernier, un nouvel échéancier, pour trouver des solutions. Les autorités italiennes ont accordé un ultimatum à Cevital jusqu’au 31 octobre dernier pour présenter un projet de partenariat industriel clair, mais n'a pas réussi à convaincre. Selon les médias italiens, Issad Rebrab aurait capitulé et chercherait des acheteurs pour les actifs d’Aferpi. Or, ses contacts avec d’éventuels investisseurs n’auraient pas abouti, car Cevital se montrerait trop gourmand pour la vente de ses actifs.

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