Abdelmadjid Attar : « L’Algérie produits de moins en moins de pétrole et de gaz »

  L’Algérie produits de moins en moins de pétrole et de gaz.  L’ancien P-DG de la Sonatrach, M. Abdelmadjid Attar, va à contre-courant des annonces optimistes quant à une hausse de la production d’hydrocarbures en Algérie et émet un constat des plus critiques. Sur les ondes de la Radio nationale, M. Attar a indiqué que la Compagnie nationale des hydrocarbures devra vivre désormais avec la vieillesse des gisements non conventionnels. Celui-ci explique que l’Algérie  produit de moins en moins de pétrole et de gaz. Et d’ajouter que si des découvertes de nouveaux gisements sont régulièrement annoncées, ces derniers offrent moins de volumes et dont l’exploitation peut s’avérer moins rentable avec un prix du baril de pétrole oscillant entre 50 et 60 dollars. Et d’ajouter que ces découvertes ne permettent ni de stabiliser ni d’augmenter la production à moyen et long termes. Pour l’ex-patron de la Sonatrach le recours à l’exploitation des gaz de schistes est inévitable si l’on veut maintenir une position d’exportateur de pétrole et de gaz notamment au-delà de 2030. Il pense cependant que Sonatrach ne pourra pas aller seule vers l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels et aura besoin de recourir au partenariat. Pour M. Attar pense aussi que le secteur a besoin de vision, mais aussi de se débureaucratiser. Il pense que la baisse de compétitivité du secteur des hydrocarbures M. Attar est imputable  à divers facteurs parmi lesquels il met en avant la bureaucratie, les types de contrats, de même que le déficit de stabilité et de vision à long terme dans son ensemble. Aussi pour que l’investissement dans le domaine pétrolier soit plus attractif, l’ancien P-DG de la Sonatrach estime indispensable de réviser la fiscalité pétrolière, « afin d'attirer les partenaires », revoir les types de contrats, par trop « rigides », et dans le même temps assainir le climat des affaires, afin d’améliorer les relations avec les sociétés pétrolières désireuses d’investir en Algérie. Très critique, M. Attar observe qu’il ne suffit seulement pas de revoir la loi, mais également de faire en sorte d’assainir l’environnement actuel du secteur pétrolier dans le pays, par « trop bureaucratisé ». Les compagnies pétrolières étrangères, note-t-il, ne savent pas, toujours, à qui s’adresser, éprouvent des difficultés à obtenir des rendez-vous nécessaires et, de plus, souligne-t-il, les décisions tardent à se concrétiser. Il est temps, rappelle-t-il, de réorganiser le secteur pétrolier et gazier en profondeur, notamment en décentralisant la prise de décision et en accordant une plus grande  liberté d’action à ses cadres et à ses techniciens.    

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