5e vendredi de protesta : la mobilisation ne faiblit pas

Les rues Algériennes ont encore une fois tonné en ce vendredi, le cinquième depuis celui du 22 février. La sentence est irréversible. Le départ sans condition de Bouteflika et de tout son système reste toujours posé comme exigence. Les manifestants qui ont rejoint le hirak sont de plus en plus nombreux et déterminés. D’Est en Ouest, du Sud au Nord, se sont des millions qui ont bravé la pluie et la neige pour sortir dire leur mot au pouvoir qui continue à s’entêter. A Alger, des manifestants ont même essayé de rejoindre la Présidence de la République. Le mouvement de protesta est d’ailleurs renforcé par les partis politiques qui rejoignent le mouvement populaire et rejettent la proposition de Bouteflika. Réagissant à la proposition du chef de l'État, en réponse aux revendications du peuple, les partis AHD 54 et le MSP sont d'accord pour dire que l’« offre actuelle du pouvoir est très loin de ce que demande le peuple ». Pour le président de AHD 1954, « le président doit partir, il n y a plus de débat là-dessus ». Même son de cloche du côté de Abderezak Mokri qui appelle au départ du président Bouteflika, à une transition menée par des personnes intègres et non impliqués dans le système, au changement de la Constitution et à la mise en place d'une Commission indépendante pour l’organisation des élections. Le RCD et de l’Union des forces Démocratiques et sociales (UFDS) rejettent le « plan » du chef de l'État et appuient les revendications et les aspirations du peuple algérien qui demande le « départ du système » et la construction d'une « Algérie libre et démocratique ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *