40 % des viandes transformées commercialisées sont non conformes

  L’Algérien est-il en train de creuser sa tombe avec ses dents. Au regard des chiffres publiés par le ministère du Commerce, relatifs aux conditions de production et de commercialisation des œufs, de la volaille et des viandes transformées, il y’a de quoi tressaillir.  Exit les rapports de l’OMS sur les dangers des viandes transformées, exit, aussi les polémiques, autour de la traçabilité des produits alimentaires d’origine alimentaire. La menace est encore plus immédiate.  Le ministère du Commerce fait part, dans un rapport publié via l’Aps, de pas moins de 4.850 infractions recensées sur la chaîne de production et de commercialisation des œufs, de la volaille et des viandes transformées (viande hâchée, Merguez, pâtés,  salamis…etc.) Selon le rapport, les principales infractions ont trait au « non-respect des règles d'hygiène et des conditions de conservation, la non-conformité de produits, la commercialisation de produits impropres à la consommation ou de produits corrompus et  l'abattage clandestin ». Il faut savoir dans ce sens que deux enquêtes ont été menées par les services du ministère du commerce. La première qui a concerné la filière des viandes carnées transformées a abouti à des résultats plutôt inquiétants. Le fait est que selon le rapport pas moins de 40 % des viandes transformées commercialisées ne sont pas conformes aux normes sur le plan micro-biologique, et 37 % non-conforme sur le plan physico-chimique. La seconde enquête et qui porté sur la filière avicole a fait ressortir plus de 12.500 infractions, liées en majorité au non-respect des règles de qualité et de commercialisation, ce qui a conduit à la saisie de plus de 31 tonnes de volailles et d’œufs. Les chiffres du ministère du Commerce ne font que conforter le constat établi, il y’a quelques jours par l’Association pour la protection et l’orientation du consommateur et de son environnement (Apoce). Dans un entretien à Cap Algérie Magazine (voire ce lien http://capalgerie.com/2016/11/10/le-consommateur-algerien-nest-pas-suffisamment-protege/), son président, M. Mustapha Zebdi mettant en cause le manque de contrôle et l’absence de traçabilité qui mine le marché des produits alimentaires d’origine animale. Celui-ci aavit alors affirmé que « le consommateur algérien n’est pas suffisamment protégé ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *