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32eme vendredi du hirak : regain de mobilisation citoyenne

Les vagues d’arrestations, notamment celle de Karim Tabbou et l’annonce, hier jeudi, de la candidature d’Abdelmadjid Tebboune et d’Ali Benflis aux prochaines présidentielles ravivent la flamme du hirak qui reprend de plus belle en ce 32eme vendredi. Les prétentions présidentielles audacieuses de Tebboune et Benflis, deux anciennes figures du régime de Bouteflika,  sonne comme un glas et ressemble à une provocation. Provocation qui a enflammé la rue à laquelle ont riposté les manifestants de plusieurs wilayas du pays qui étaient, ce vendredi, bondées de monde. Les dizaines de milliers de manifestants scandent unanimement leur rejet aux élections prévues dans les conditions actuelles et surtout avec les mêmes têtes du système Bouteflikien. La colère des algériens est à son paroxysme et ce n’est certainement pas les sorties médiatiques de Gaïd Salah qui l’apaiseront. Beaucoup d’Algeriens semblent dépités par les dernières annonces d’anciens apparatchiks qui comptent reprendre les rênes du pouvoir en faisant fi du mouvement du hirak qui est sorti pour balayer le système et le clan des Bouteflika. Gaïd Salah qui semble avoir échoué dans sa mission est de plus en plus hué et conspué. Le peu de confiance qu’il aura réussi à gagner au sein de la population s’estompe et fond comme neige sous le soleil. Ses engagements ne semblent plus convainquant. Le verdict prononcé par le tribunal militaire à l’encontre du quatuor complotiste, à savoir Saïd Bouteflika, le général Toufik, Athmane Tartag et Louisa Hanoune, condamnés à une peine de quinze années de prison ont déçu les attentes populaire. La sentence est si dérisoire aux yeux des Algériens qui espéraient une punition exemplaire. Tous ces éléments ont fini par renforcer la volonté des manifestants à accroître leur engagement. D’ailleurs cela a fini par faire fléchir la position indécise et briser le scepticisme de beaucoup d’Algériens qui avaient cessé de battre le pavé mais qu’ils ont vite rejoint faisant grossir les rangs des antis pouvoir rejetant l’idée même des prochaines élections. Leur confiance a été mise à rude épreuve au point de se sentir trahis.

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